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Sophie Dupuis bouleverse nos critiques avec Chien de garde

Un homme tire la langue dans une image tirée du film « Chien de garde ».

Théodore Pellerin dans le film Chien de garde.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C'est le film québécois dont tout le monde parle ces derniers jours. Sorti vendredi au Québec, Chien de garde marque les esprits en présentant les membres d'une famille dysfonctionnelle confrontés à la violence sous différentes formes à Verdun. Pour son premier long métrage, Sophie Dupuis engrange les compliments, et nos critiques ne font pas exception.

Comparaison n’est pas raison, dit le proverbe. Cela n’empêche pas les grands noms d'être évoqués lorsqu’il s’agit d’évoquer le film de Sophie Dupuis. Dans sa critique diffusée à Médium large vendredi, Georges Privet a ainsi cité Martin Scorsese ou John Cassavetes.

« C'est difficile de trouver les mots pour parler de ce film, parce que c'est un choc, a-t-il expliqué. Ça fait longtemps que je n'ai pas été aussi agréablement surpris, charmé par le début d'un film québécois. On saute dans ce film comme dans un train en marche. »

René Homier-Roy a lui aussi été marqué par les premières minutes de Chien de garde, convoquant un autre grand nom du septième art pour en faire l’éloge dans son émission Culture Club, dimanche.

Les premières images de ce film m’ont fait penser à "Orange mécanique", de Stanley Kubrick. [...] Il y a quelque chose de terriblement dérangeant et agressant dans ce qui se passe.

René Homier-Roy

Ces deux derniers adjectifs valent aussi pour le personnage de Vincent (joué par Théodore Pellerin), le plus jeune des deux frères qui collectent de l’argent pour leur oncle, un caïd de Verdun.

Chien fou alors que son frère JP (Jean-Simon Leduc) est plus posé et réfléchi, le cadet semble toujours près de basculer dans la violence, au grand dam de sa mère, femme alcoolique à la dérive (Maude Guérin). Dans sa chronique sur ICI Radio-Canada Télé, Michel Coulombe décrit Vincent comme un homme-enfant qui semble avoir « dans une main un ourson en peluche et dans l’autre un couteau à cran d’arrêt ».

Liens du sang ou vie meilleure?

Cette violence permanente, due tant à la toxicité familiale qu’aux mauvaises fréquentations, pousse JP devant un choix : les liens du sang ou une vie meilleure.

Les critiques sont unanimes pour saluer les performances des acteurs, à commencer par celle de Théodore Pellerin, âgé de 20 ans et déjà très demandé (Isla Blanca, Ailleurs, Boy Erased). « Prendre un personnage qui est dangereux et le rendre vulnérable, prendre un personnage insupportable et le rendre attachant, il faut le faire. Ça prend de l’intelligence, ça prend du talent et il en a beaucoup », s’enthousiasme Georges Privet.

Le critique de Médium large a émis quelques réserves, notamment sur la dernière partie du film, estimant que « ça ne tient pas tout à fait la route ». Néanmoins, Chien de garde possède « des qualités tellement rares qu’elles font presque complètement oublier les défauts », s'empresse-t-il d'ajouter.

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