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5 conseils pour mieux protéger vos données personnelles en ligne

Un cellulaire affiche un bouclier muni d'une serrure de sécurité.
La fuite sur Internet du code source utilisé par Apple ne représente pas une grande menace pour les utilisateurs d'iPhone. Photo: iStock
Radio-Canada

En matière de protection des données personnelles, le web, c'est le Far West. Les entreprises collectent une foule d'informations sur vous lorsque vous êtes en ligne, mais c'est possible de limiter l'accès à ces données. Interpellé en marge de la conférence Big Brother 2.0 : qui surveille ceux qui nous surveille?, Crypto.Québec propose une série de logiciels visant à protéger les navigateurs.

La statistique frappe : 90 % des données personnelles disponibles aujourd’hui dans le monde ont été compilées lors des deux dernières années seulement. Ces informations ont une valeur pour les entreprises et les géants du web, a expliqué Luc Lefebvre, cofondateur de Crypto.Québec, de passage à l’émission Tout le monde en parle dimanche. Elles permettent de connaître le profil de chaque internaute pour mieux le cibler et ainsi lui présenter des publicités ou des contenus qu'il a tendance à consulter.

Comment mieux protéger nos informations en ligne? Voici cinq conseils de l'organisme spécialisé en sécurité informatique.

Brouiller les traces

Leur première proposition est Privacy Badger. Développé sans but lucratif, ce module d'extension (plug-in) se greffe à votre moteur de recherche. Une fois installé, il empêchera les publicitaires de suivre vos activités sur Internet, explique la directrice des opérations de Crypto.Québec, Geneviève Lajeunesse.

Il s’agit d’une forme de garde du corps, qui s’assure qu’on ne puisse pas répertorier ce que vous avez consulté. Il brouille les pistes.

[Avec PrivacyBadger], du moment que vous visitez le site de voyage, le traceur ne peut pas être mis en place.

Geneviève Lajeunesse, directrice des opérations de Crypto.Québec

C’est justement ce pistage (tracking) qui permet d’afficher des publicités (d’agence de voyages par exemple), qui apparaissent après avoir consulté des sites à ce sujet.

Changer quelques pratiques

Outre l'installation de logiciels, changer certaines habitudes peut réduire la portée de votre empreinte sur Internet.

Pour les détendeurs de cellulaires, effacer les applications qui ne sont plus utilisées est efficace, car dans certains cas, elles continuent de collecter des données sur vous. « C’est super simple, et ça va libérer de l’espace [sur le téléphone] en plus! »

D’ailleurs, le simple fait d’avoir téléchargé une application et de ne plus l’utiliser est une forme d’information pour les publicitaires, souligne la jeune femme.

Se déconnecter des sites que lorsque l’on ne les utilise pas doit aussi être envisagé. Facebook et Google, si vos comptes restent ouverts, auront davantage de facilité à repérer les sites Internet que vous consultez.

C’est sûr que c’est pratique d’ouvrir un navigateur et d’avoir Facebook ouvert, mais une fois que l’on est connecté, on est connecté [partout]!

Geneviève Lajeunesse, directrice des opérations de Crypto.Québec

Dresser un diagnostic

Mais comment peut-on mesurer si nos données personnelles sont moins accessibles après avoir adopté ces mesures?

Pour ce faire, la directrice propose Panopticlick. Cette autre extension permet de savoir à quel point votre utilisation du web laisse des traces ou non pour les publicitaires. Il s’agit en fait d’un diagnostic, dont les remèdes sont énumérés en partie dans cet article.

Cependant, il faut savoir qu'un internaute laisse toujours des traces sur Internet, explique la directrice des opérations de Crypto.Québec. « Si l'on se connecte sur Internet, on a déjà accepté que quelqu'un sache que l'on s'est connecté. [...] On n'est pas invisible en ligne ».

Choisir les sites HTTPS

Les sites Internet qui disposent d’une connexion HTTPS sont nettement plus sécuritaires que ceux avec une connexion HTTP. Cette dernière connexion, plus vieille, est plus sujette à se faire pirater. Pourtant, la grande majorité des sites dispose d’une version HTTPS, mais les utilisateurs ne sont pas toujours redirigés vers celle-ci.

HTTPS Everywhere, une autre extension, vous permet de naviguer en établissant toujours une connexion HTTPS, lorsqu’elle existe. « On élimine beaucoup de possibilités qu’un tiers s’interpose dans notre connexion avec le site web », explique la jeune femme.

Utiliser Firefox focus pour les cellulaires

Le navigateur pour téléphone mobile Firefox focus serait aussi à privilégier. Il s’agit d’une version allégée du navigateur Firefox, qui dispose de fonctionnalités contre le pistage et le blocage de publicités.

« Si on utilise ce navigateur-là par défaut, on vient de faire un gros pas qui n’est absolument pas douloureux pour limiter la quantité de données qui est captée », explique la directrice.

Cependant, une personne qui tente de cacher son utilisation d’Internet doit savoir que plus elle entreprend des mesures pour cacher ses données personnelles, plus elle diverge de la masse… et est ainsi, plus repérable par les logiciels.

« Dans une foule de 100 000 personnes avec des masques, on ne sait pas qui vous êtes. Si vous êtes le seul avec un masque, [on va le savoir] », explique madame Lajeunesse.

La conférence Big Brother 2.0 : qui surveille ceux qui nous surveillent? a lieu le 16 mars à la salle Pierre-Mercure de l'Université du Québec à Montréal.

NDLR: Une précédente version de ce texte mentionnait par erreur que la conférence se tenait le 14 mars. La date a été corrigée pour refléter la réalité. Toutes nos excuses.

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