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L'Alberta verse 2 G$ pour diversifier son énergie

Gros plan d'une dizaine de cheminées d'une raffinerie de prétrole.

Une raffinerie de pétrole

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley/Canadian Press

Radio-Canada

L'Alberta investira un milliard de dollars de plus dans son programme de diversification énergétique, a annoncé, lundi, le gouvernement provincial, qui cherche de nouveaux débouchés pour son industrie de pétrole et de gaz naturel. Le montant s'ajoute à la somme d'un milliard de dollars annoncé à la fin de février.

Une partie de l’argent sera consacrée à augmenter la production d’éthane, un des principaux composés chimiques présents dans le gaz naturel et qui est utilisé dans la production de plastique. La province souhaite aussi que davantage de pétrole soit raffiné en Alberta.

L'annonce fait suite au dépôt du projet de loi 1 sur la diversification énergétique, vendredi.

L’aide de l'État sera divisée en trois tranches :

  • 500 millions de dollars en crédit de redevance pour aider les entreprises pétrochimiques à diversifier leurs activités.
  • 500 millions de dollars en garanties de prêt et en subventions afin d’aider les entreprises qui veulent produire des substances à plus haute valeur ajoutée, comme l’éthane, à avoir accès à une plus grande quantité de matière première.
  • 1 milliard de dollars en garanties de prêt et en subventions pour aider les entreprises à moderniser leur équipement.

Le gouvernement espère que ces prêts et ces subventions entraîneront des investissements privés de 10 milliards de dollars. La province croit que ces différents projets mèneront à la création de 8000 emplois pendant la construction des nouvelles infrastructures.

La ministre de l’Énergie de l’Alberta, Margaret McCuaig-Boyd, affirme vouloir réduire la dépendance de l’industrie albertaine du pétrole et du gaz aux pipelines. « Nous cherchons à encourager les entreprises à extraire les produits comme l’éthane, ici, en Alberta, plutôt que d’exporter le gaz et le pétrole brut directement », explique-t-elle.

Le président de l’Association canadienne de l’industrie de la chimie, Bob Masterson, se désole quant à lui de voir une large part des investissements dans le secteur pétrochimique se diriger vers les États-Unis plutôt que le Canada. « Depuis cinq ans, nous aurions dû voir 25 à 30 projets d’envergure internationale annoncés au Canada, nous n’en avons eu que 3 », déplore-t-il.

Un rapport de l’Agence internationale de l’Énergie paru la semaine dernière prévoit qu’une part de plus en plus grande du pétrole et du gaz extraits dans le monde sera raffinée afin de produire du plastique, des lubrifiants ou des cosmétiques plutôt que des carburants.

Alberta

Industrie pétrolière