•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Northern Pass : Hydro-Québec et son partenaire américain doivent patienter

Contre-plongée sur des pylônes électriques

Le tracé du projet Northern Pass privilégié par Hydro-Québec a suscité une vive opposition au New Hampshire.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une commission d'examen du New Hamshire n'a pas voulu dire, lundi, au terme d'une réunion, si elle comptait ou non reprendre les audiences sur le projet de ligne de transport d'électricité Northern Pass d'Hydro-Québec et Eversource, qu'elle avait rejeté en février.

La société d'État québécoise et son partenaire américain devront donc s'armer de patience avant de savoir si le projet aura une chance d'obtenir cette autorisation essentielle de la New Hampshire Site Evaluation Committee (NHSEC).

Si l'organisme a accepté de suspendre sa décision verbale rendue le mois dernier, il faudra encore attendre quelques semaines avant de connaître son jugement écrit.

Le temps presse puisque le Massachusetts a fixé au 27 mars l'échéancier pour trouver une solution dans le cadre de l'important contrat d'approvisionnement octroyé à Hydro-Québec et Eversource en janvier dernier.

Aux États-Unis, la ligne de transport qui doit contourner la région des White Mountains avait déjà obtenu des permis de la part du département de l'Énergie et du Service des forêts des États-Unis. Elle se bute toutefois à la NHSEC, qui devait répondre à la requête avant le 12 mars.

Hydro-Québec misait sur Northern Pass, qui devait coûter 680 millions de dollars pour la portion québécoise et 1,6 milliard de dollars américains au sud de la frontière, pour acheminer au Massachusetts 9,45 térawattheures (TWh) annuellement pendant 20 ans à compter de 2020.

Cette entente permettrait à la société d'État de générer des revenus estimés à 10 milliards de dollars.

Un examen approfondi

Sans spéculer sur les négociations avec le Massachusetts, Eversource a dit espérer que la commission allait évaluer l'ensemble des critères et conditions qui permettraient au Northern Pass d'obtenir le feu vert.

Un porte-parole d'Eversource, Martin Murray, n'a pas voulu spéculer sur ce que signifiait la décision de la NHSEC pour les négociations avec le Massachusetts. L'entreprise américaine a néanmoins fait preuve d'un optimisme prudent.

« Nous espérons qu'il s'agit d'une indication que la NHSEC évaluera les critères statutaires requis et examinera de manière approfondie l'ensemble des conditions qui pourraient servir de base à l'octroi de l'approbation », a indiqué Eversource par voie de communiqué.

Eversource espère que son projet puisse recevoir l’attention qu’il mérite.

À un moment où la région a besoin de sources d’énergie nouvelles et diversifiées, c’est d’une importance vitale que des projets comme le Northern Pass soient considérés pleinement et efficacement et sans délai inutile.

Eversource

M. Murray a fait savoir par courriel qu'il n'allait pas commenter davantage.

L’entreprise rappelle que Northern Pass est le projet d’énergie verte le plus avancé dans la région. Elle souligne avoir obtenu tous les permis des gouvernements américain et canadien et l’approbation de tous les organismes réglementaires des États, à part celle de la NHSEC.

Parmi les solutions envisagées, Eversource a proposé entre autres d'allouer 75 millions de dollars américains du fonds de 200 millions offert au New Hampshire dans le but d'atténuer les craintes de certains citoyens.

L'immeuble du siège d'Hydro-Québec à Montréal

Hydro-Québec devra limiter ses hausses de tarifs.

Photo : Radio-Canada

Un tracé dans le Maine

Si le projet ne va pas de l'avant, le Massachusetts pourrait se tourner vers le New England Clean Energy Connect, une ligne de transport qui serait réalisée par la société d'État québécoise et la Central Maine Power, comme solution de rechange.

Des négociations conditionnelles peuvent se tenir en parallèle des pourparlers qui se poursuivent entre le Massachusetts et les promoteurs du Northern Pass.

Le New England Clean Energy Connect, filiale d'Avangrid, évalué à environ 950 millions de dollars américains aux États-Unis et dont la mise en service est prévue en 2022, nécessiterait la construction d'une ligne de transport au Québec jusqu'à la frontière avec le Maine.

Le tracé de 233 kilomètres en sol américain emprunterait le sud du New Hampshire pour rejoindre le Massachusetts.

L’option du Vermont

De concert avec TDI New England, Hydro-Québec avait aussi proposé la construction d'une ligne électrique, partiellement sous-fluviale, passant par le Vermont.

Hydro-Québec acheminerait l'énergie jusqu'à la frontière américaine, d'où elle transiterait par deux câbles de 15 centimètres chacun qui seraient enfouis sous le lit du lac Champlain.

La ligne de 320 kV ferait 250 kilomètres de long dans sa portion américaine, dont environ les deux tiers sous l'eau, et serait construite au coût de 1,6 milliard de dollars américains.

Le promoteur assure avoir obtenu les principales autorisations pour mener à bien son projet, y compris le permis de l'État et le permis présidentiel.

Avec les informations de La Presse canadienne

Énergie

Économie