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Des soins primaires difficiles à obtenir à Saint-Quentin

La jeune mère et son garçon dans leur maison de Saint-Quentin.

Élaine Savoie et son fils, Félix, atteint de paralysie cérébrale.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Radio-Canada

L'accès aux services de santé primaires continue d'être critiqué dans le Restigouche-Ouest. Une jeune mère de Saint-Quentin a dû se rendre à l'hôpital d'Edmundston avec son fils malade en plein milieu de la nuit pour prendre des prises de sang et passer des radiographies.

Un texte de Kassandra Nadeau-Lamarche

Élaine Savoie a fait face à une situation plutôt stressante la semaine passée. Son fils Félix, âgé de 20 mois et atteint de paralysie cérébrale, a commencé à faire de la fièvre. Après deux jours de à attendre que son état s’améliore, elle l’emmène à l’urgence de l'hôpital de Saint-Quentin, en fin de soirée. Sur place, on lui apprend qu’elle doit se rendre jusqu'à Edmundston pour effectuer des prises de sang et une radiographie sur Félix.

Selon ce qu’on lui aurait expliqué, la machine pour effectuer les radiographies à Saint-Quentin n’est pas fonctionnelle et certaines des prises de sang nécessaires ne peuvent tout simplement pas y être effectuées.

Mais le voyage entre Saint-Quentin et Edmundston est très éprouvant, surtout lorsqu’il fait noir, explique la jeune mère de 29 ans.

Quand il ne fait pas soleil et c’est la nuit, que tu as un bébé qui braille et qui ne va pas bien, ça ne fait pas de sens de faire de la route.

Élaine Savoie

« On aurait été supposés être capables de se faire soigner à Saint-Quentin sans avoir besoin de monter à Edmundston si on avait eu les services de base qu’on n’a même pas », ajoute-t-elle.

Un cri du coeur sur Facebook

Élaine Savoie a publié une vidéo sur la page Facebook du Comité permanent de la santé de Saint-Quentin afin de dénoncer la situation. La vidéo a été visionnée à plus de 23 600 reprises et partagée plus de 700 fois en date de lundi après-midi.

En raison des problèmes de santé de son fils, ce n’est pas la première fois qu’elle a des difficultés d’accès aux services de santé. « Félix a besoin de physiothérapie, ergothérapie, orthophonie, puis ils sont débordés. Ça prendrait plusieurs personnes pour le même poste parce qu’ils ne peuvent pas le voir assez régulièrement et lui dans sa condition il a besoin d'être vu souvent ».

Elle en a assez que les gens de la région soient obligés de se battre pour avoir des services qu’ils considèrent de base.

Dans le fond on peut juste être malades du lundi au vendredi de 8 h 00 à 5 h 00 parce que sinon on n’a pas de services.

Élaine Savoie

Cette situation désole également la présidente du Comité permanent de la santé de la ville de Saint-Quentin, Joanne Fortin, qui entend quotidiennement des histoires semblables. Elle comprend que les soins de santé spécialisés soient seulement accessibles dans les grands centres, mais considère que des situations comme celles d’Élaine et Félix ne devraient pas arriver.

« C’est surtout au niveau des soins de santé primaires qu’on a des problèmes à avoir des services », explique-t-elle. Elle aimerait rencontrer le ministre de la Santé, Benoît Bourque, afin de lui faire part de leurs problèmes et revendications pour que ces situations ne surviennent plus.

La réponse du réseau de santé Vitalité

« Les services de radiographie de même que les services de prélèvement sanguin à l’hôpital Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Saint-Quentin sont normalement disponibles 24/7 », assure Thomas Lizotte, du réseau de santé Vitalité.

« Malheureusement, en raison d'un bris majeur de l'appareil d'imagerie médical, nous avons dû temporairement fermer les services liés à cet équipement, ajoute-t-il. Quelques jours ont été nécessaires à la réparation de l'appareil qui est, en date d'aujourd'hui, pleinement fonctionnel. »

Nouveau-Brunswick

Santé