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De dernier à premier de classe

Des jeunes attendent pour traverser la rue.

Des élèves de l'École secondaire Vanier à la fin des cours.

Photo : Radio-Canada / Pascale Lacombe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le taux de diplomation de l'École secondaire Vanier a bondi de 10 % en seulement cinq ans. Un véritable tour de force sachant que l'établissement était parmi les derniers de classe, il y a une dizaine d'années, avec un taux de décrochage frôlait les 60 %, l'un des pires dans la province.

Un texte de Pascale Lacombe

« Je suis très fier de ce que l’on a accompli. On ne dit pas mission accomplie. C’est toujours un défi de faire mieux pour nos élèves », affirme le directeur de l’École secondaire Vanier, Dany Roux.

En cinq ans, le taux de diplomation est passé de 72,5 % à 82,55 %. L’école peut même se targuer d’être au-dessus de la moyenne québécoise de 76,5 %. C’est une grande réussite pour l’établissement qui accueille des élèves qui proviennent de milieux défavorisés, dont 40 % sont issus de familles allophones.

Chaque jeune a un tuteur, chaque jeune est soutenu. Il y a un filet de sécurité autour de chacun d’eux.

Dany Roux, directeur de l’École secondaire Vanier

Pour réussir à obtenir cette bonne note, l’école a fait une réflexion en profondeur. Il y a 10 ans, l’établissement a ciblé les jeunes à risque de décrochage et ceux qui présentent des problèmes d’apprentissage et de comportement. Elle a orienté le tir pour leur offrir un environnement qui allait les maintenir sur les bancs d’école.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Nicolas Roy donne des instructions à des élèves qui font du sport dans un gymnase.

Nicolas Roy, membre de Motivaction Jeunesse et responsable des sports à l'École secondaire Vanier.

Photo : Radio-Canada / Pascale Lacombe

Le sport est donc devenu un levier  (Nouvelle fenêtre)pour la réussite scolaire. Les Aigles de Vanier ont fait un retour. Aujourd’hui, le tiers des élèves sont inscrits dans un des neuf clubs sportifs. « On réussit à créer un sentiment d’appartenance et une fierté », constate le responsable des sports, Nicolas Roy.

Le programme Le diplôme avant la médaille (DAM), créé en 2012, a fait une grande différence. Il consiste à donner un temps de jeu à un athlète en fonction de ses résultats scolaires. Quelque 90 élèves en font partie.

Un adolescent regarde un panier de basket et se prépare à lancer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cheker Kanzari élève-athlète de l'École secondaire Vanier.

Photo : Radio-Canada / Pascale Lacombe

Cheker Kanzari a doublé son 2e secondaire. Le programme DAM l’a aidé à se rendre jusqu’en 4e secondaire avec plus de facilité.

« Il y avait des matières dans lesquelles j’avais zéro, j’avais des mauvaises notes. Ça a augmenté mes notes, je comprends mieux et je suis plus attentif en classe », constate-t-il.

Une jeune femme avec un cartable parle avec un élève.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Béatrice Turcotte-Ouellet, fondatrice et directrice générale du « Diplôme avant la médaille », accompagné d'un élève inscrit au programme.

Photo : Radio-Canada / Pascale Lacombe

Le tuteur bénévole, l’entraîneur et les enseignants soutiennent l’élève en difficulté. « De voir qu’autant de personnes qui se mobilisent pour eux, bien eux aussi apprennent à croire en leurs capacités », explique Béatrice Turcotte-Ouellet, fondatrice et directrice générale du programme.

Depuis 2012, il y a 9 élèves sur 10 qui obtiennent leur diplôme ou qui poursuivent leurs études en vue de l’obtenir

Béatrice Turcotte-Ouellet, fondatrice et directrice générale, Diplôme avant la médaille

Le succès de CybernéTIC

L’école compte aussi sur son programme CybernéTIC, basé sur les technologies et les communications, pour guider les élèves vers la réussite. Ils intègrent la technologie à leur cursus régulier.

« Au lieu de faire toujours des sciences, on peut faire quelque chose de différent comme la robotique », dit Kalilou Barry, élève de 1re secondaire à l’École secondaire Vanier.

« En arts, il peut y avoir de la modification d’image et de la création vidéo. En français, il y a des dictées en ligne. Ils peuvent faire des quiz de révision d’examen. En histoire, ils peuvent faire une ligne du temps avec l’ordinateur », explique l’enseignante de science Audrey Lambert.

Un élève est devant son ordinateur portable. Il est accompagné d'un autre élève qui tient au robot.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mathys Sicard, élève de 1re secondaire à l’École secondaire Vanier, programme un robot avec son ordinateur.

Photo : Radio-Canada / Pascale Lacombe

« Si on aime travailler avec des ordinateurs ou avec des robots, ça peut vraiment nous divertir », dit Mathys Sicard, élève de 1re secondaire à l’École secondaire Vanier.

À la fin de l’année scolaire, l’établissement se penchera sur l’élaboration d’un nouveau plan de réussite pour amener ses élèves à persévérer le plus longtemps possible.

« Le taux de réussite s’est amélioré, mais aussi parfois c’est d’amener un élève jusqu’en 4e secondaire. Peut-être qu’autrefois, si on n’avait pas eu ces façons de faire là, on l'aurait échappé avant. Et nous, chaque pas qu'on l'amène à faire de plus, on l'amène à persévérer et à se développer davantage », se réjouit le directeur d’école.

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