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Taxes sur l’aluminium et l'acier : les partenaires des États-Unis préparent leur riposte

Le ministre français de l'Économie. Bruno Le Maire.

Le ministre français de l'Économie. Bruno Le Maire, rencontrera les grands acteurs des secteurs de l'acier et de l'aluminium, à Bruxelles.

Photo : AFP/Getty Images / ERIC PIERMONT

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les partenaires économiques des États-Unis préparent le terrain en vue d'éventuelles négociations avec la Maison-Blanche après qu'elle eut annoncée l'imposition de droits de douane sur l'acier et l'aluminium.

Pour l’heure, ces nouvelles taxes – qui s'élèvent à 25 % pour l'acier et à 10 % pour l'aluminium – ne s'appliquent ni au Canada ni au Mexique, une situation conditionnelle à l'évolution des négociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Les États-Unis se sont toutefois dits prêts à discuter avec tout autre pays qui voudrait à son tour négocier une éventuelle levée.

Afin d'éviter l'affrontement et de s'assurer que tout le continent européen parle d'une seule voix, le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, a convoqué une rencontre lundi, à Bruxelles, avec les grands acteurs du secteur.

« Je veux dire très clairement qu'une guerre commerciale entre les États-Unis et le reste du monde ne fera que des perdants », a-t-il précisé lors d’un point de presse.

M. Le Maire a insisté sur le fait que toute mesure de rétorsion ne pouvait être « que collective si nous voulons qu'elle soit efficace ».

Entre-temps, les représentants européens, américains et japonais pour le commerce se réuniront samedi en vue d’obtenir des « clarifications » de la part des États-Unis.

« Ne vous attendez pas à ce que tout soit résolu. Il s'agit d'une rencontre, pas de LA rencontre », a souligné le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen.

L’Union européenne a déjà fait savoir qu’elle irait, si nécessaire, devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour inciter les États-Unis à revenir sur leur décision.

Le Japon a pour sa part menacé les États-Unis de mettre en place des « mesures appropriées » s’il n’était pas exempté des nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium.

« La manière dont le processus d'exemption fonctionnera n'est pas très claire », a déclaré M. Katainen. Mais « j'espère que personne ne s'attend à ce que nous fassions des concessions sur les questions commerciales », a-t-il averti.

La Chine a aussi promis des mesures fermes pour défendre ses intérêts. Pékin a également dénoncé une « attaque » du système commercial multilatéral.

« L'abus de la clause de sécurité nationale par les États-Unis constitue une attaque délibérée du système commercial multilatéral incarné par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et aura certainement un impact grave sur l'ordre commercial mondial », a écrit le ministère chinois du Commerce dans un communiqué.

L’Australie pourrait être exemptée

Le président américain Donald Trump a annoncé sur son compte Twitter qu’il travaillerait avec le premier ministre australien Malcolm Turnbull pour exempter l'Australie de ces droits de douane.

« Nous travaillons à un accord sur la sécurité dans les plus brefs délais pour que nous n'ayons pas à imposer des droits de douane sur l'acier et l'aluminium à notre allié, la grande nation australienne! » a-t-il indiqué sans donner d’autres précisions.

Le gouvernement australien avait déjà manifesté sa volonté de ne pas être soumis aux taxes annoncées pas l'administration Trump et l'avait mis en garde contre l'éventualité d'une guerre commerciale qui pourrait nuire à la croissance mondiale.

Avant l'annonce de la Maison-Blanche, jeudi, le président américain avait déjà évoqué le cas de l'Australie, déclarant que Washington ferait « quelque chose avec » Canberra, un partenaire économique de longue date des États-Unis.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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