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Des cafés sans Internet et sans ordinateurs à Toronto

Le patron du Neo Coffee présente ses messages

Masashi Nagakome, le patron du Neo Coffee invite ses clients à partager l'espace

Photo : Radio-Canada / Cristèle Magnout

Radio-Canada

Certains propriétaires de cafés à Toronto bannissent les ordinateurs portables de leurs établissements. Ils veulent ainsi favoriser les échanges directs entre leurs clients.

Un texte de Cristèle Magnout

Masashi Nakagomé a pris la décision à la mi-février 2018 : le patron du Neo Coffee Bar interdit les ordinateurs portables entre midi et 16 h, les fins de semaine.

Des clients arrivaient parfois en famille ou entre amis, mais trouvaient toujours les places occupées par des utilisateurs d’ordinateurs portables.

Masashi Nakagomé, Neo Coffee Bar

Au début, il a dû défendre sa décision auprès de sa clientèle qui ne semblait pas vraiment l’apprécier. Mais Masashi Nakagomé a réussi à la faire accepter en plaidant pour un meilleur « partage de l’espace ».

S'il n'existe pas de chiffres précis sur le nombre de cafés qui proposent ce concept dans la métropole, l'idée fait quand même des émules.

Jimson Bienestock a créé le Hotblack Coffee en 2016 et décidé de ne pas y offrir l'Internet sans fil. Ce patron qui possède déjà deux cafés à Paris voulait lui aussi « favoriser les interactions entre les clients ».

Il a conçu des tables très étroites où il est quasiment impossible de poser un ordinateur et le comptoir est bas, ce qui permet aux baristas de discuter avec les consommateurs.

portait du patron du Neo Coffee BarAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le patron du Neo Coffee Bar à Toronto, Masashi Nagakome

Photo : Radio-Canada / Cristèle Magnout

La professeure de sciences sociales à l’Université d’Ottawa, Diane Pacom, remarque que « les cafés ont perdu leur vocation première d’être des espaces publics ».

Selon elle, « ils sont utilisés davantage comme des bureaux ou des salons ».

Les gens accaparent un milieu qui ne leur appartient pas.

Diane Pacom, professeure de sciences sociales à l’Université d’Ottawa

Jimson Bienestock reconnaît qu'il a été difficile au début d'attirer les clients. Mais lui et Masashi Nakagomé affirment que leur initiative n’a pas de retombées négatives sur leurs profits.

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Toronto

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