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Kim O’Bomsawin tend la main avec le documentaire Ce silence qui tue

Kim O'Bomsawin, la réalisatrice de Ce silence qui tue.

Kim O'Bomsawin, la réalisatrice de « Ce silence qui tue ».

Photo : Charles Martel

Radio-Canada

Le documentaire Ce silence qui tue se penche sur les différentes facettes des femmes autochtones assassinées ou portées disparues. La réalisatrice Kim O'Bomsawin explique comment elle est parvenue à raconter l'histoire des survivants et des survivantes.

Le sujet des femmes autochtones maltraitées, négligées et assassinées a toujours interpellé la cinéaste Kim O’Bomsawin.

« Comme femme autochtone et maman de deux jeunes enfants, c’est un sujet qui me préoccupe, mais c’est aussi un sujet qui me faisait peur en tant que réalisatrice », confie-t-elle.

Ce n’est que lorsque le rapport-choc de la GRC a été publié, en 2014, que l’urgence de briser le silence s'est fait sentir. La militante Widia Laverrière, une proche amie de Kim O’Bomsawin, lui a alors proposé de réaliser un film à ce sujet.

« J’ai sauté sur l’occasion et ça a été une aventure extraordinaire professionnellement, mais surtout au niveau humain », explique-t-elle.

Wabanok, la maison de production de la réalisatrice a ensuite été contactée pour en faire un long-métrage documentaire.

J’ai voulu tendre la main avec ce film. Je n’ai pas voulu faire un film militant ou politique. J’ai voulu interpeller les gens pour qu’ils s’intéressent au sujet.

Kim O’Bomsawin, réalisatrice du documentaire « Ce silence qui tue »

Briser le silence grâce à la voix des survivants

Les survivants à qui la réalisatrice a demandé de participer au projet n’ont pas été difficiles à convaincre. Kim O’Bomsawin croit que le lien de confiance s’est établi plus facilement, parce qu'elle est elle-même une femme autochtone.

« J’ai ressenti une volonté de prendre la parole. On parle de femmes et d’hommes à qui on ne donne jamais la parole », raconte-t-elle.

Même si les participants lui ont avoué que le processus n’avait pas été facile, il aura été salvateur.

« Ils m’ont tous dit que ça faisait partie de leur guérison. On a rouvert des blessures ensemble, mais je pense que tout le monde a compris l’importance de le faire », conclut-elle.

Le documentaire Ce silence qui tue sera diffusé sur Canal D, le dimanche 11 mars, à 18 heures.

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