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De jeunes femmes qui portent l'uniforme (robe et coiffe) sont assises dans une classe.

Des étudiantes futures infirmières, en classe.

Photo : Capture d'un reportage de 1961

Radio-Canada

L'Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) souligne son 100e anniversaire en 2020. Reconnues pour leur courage et leur dévouement, les infirmières jouent un rôle essentiel dans notre histoire. Incursion dans cette profession traditionnellement féminine à travers des archives des années 1960 et 1970.

Les religieuses sont à l’origine du système de santé publique du Canada. Au 17e siècle en Nouvelle-France, les Augustines créent le premier hôpital en Amérique du Nord. Ce sont elles qui prodiguent les soins aux malades.

Au début du 20e siècle, quelques jeunes filles de bonne famille apprennent le métier et rejoignent les rangs de la profession. En raison de l’omniprésence de l’Église, ces diplômées laïques ont souvent du mal à trouver du travail. Elles doivent donc s’exiler pour soigner les malades dans les colonies éloignées.

Les communautés religieuses dirigent les hôpitaux et forment les infirmières jusqu’aux réformes de la Révolution tranquille, dans les années 1960.

La formation de l’infirmière

Orientation, 1961

La jeune femme qui souhaite devenir infirmière doit être sérieuse et posséder le sens des responsabilités. Dans cet extrait de l’émission Orientation produite en 1961 par Artek Film, l’animateur Richard Pérusse énumère les préalables exigés aux futures infirmières. L’aspirante doit avoir 18 ans, être en bonne santé, posséder des manières distinguées et être propre et ordonnée.

La candidate doit appartenir à une famille respectable et jouir d’une bonne réputation.

L’animateur Richard Pérusse

La formation d’infirmière est exigeante. L’étudiante passe les cinq premiers mois de son cours en classe à s’initier aux multiples domaines de la santé. Ensuite, elle entre à l’hôpital et travaille dans différents services, surveillée par des monitrices. « Il lui faut accepter les nuits de veille, passer sur la malpropreté inévitable de certaines besognes, sourire malgré la mauvaise humeur de certains malades, oublier le risque de maladies contagieuses », explique l’animateur.

Dans l’émission Femme d’aujourd’hui du 19 mars 1973, la journaliste Minou Petrowski consacre un long reportage au travail infirmier. Elle en profite pour visiter différents services spécialisés offerts à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal.

Les débuts dans la profession

Femme d’aujourd’hui, 19 mars 1973

Dans cet extrait, l’infirmière Liette Montplaisir raconte sa première journée de travail en tant que professionnelle. « Je me sentais un peu perdue, un peu désorientée », dit-elle. Elle explique qu’elle a choisi ce métier pour se sentir utile et entrer en contact avec les gens. Elle aborde aussi les difficultés de l’emploi. Soigner des patients qu’on sait mourants rend la tâche plus lourde.

Accosté par la journaliste, un médecin parle du rôle indispensable des infirmières et de leur dévouement.

Une infirmière d’expérience

Femme d’Aujourd’hui, 19 mars 1973

Dans ce deuxième extrait de Femme d’aujourd’hui, Minou Petrowski rencontre Claudette Bouchard, infirmière-chef au département d’hémodialyse à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal. Son service soigne des patients atteints d’insuffisance rénale.

L’infirmière d’expérience explique qu’elle a bien réfléchi en choisissant ce métier, 20 ans plus tôt. À cette époque, les possibilités professionnelles étaient restreintes pour les femmes. Pour celle qui ne souhaitait pas enseigner, l’emploi d’infirmière était tout désigné.

En parlant de son travail et de ses responsabilités, Claudette Bouchard insiste sur l’importance de l’équilibre. Elle affirme qu’il faut se donner pleinement à son « boulot », mais qu’il faut penser à sa vie personnelle à l’extérieur. En tant que responsable d’unité, elle doit savoir planifier et déléguer pour quitter l’hôpital, le soir, en toute confiance.

Je serais bien malheureuse de songer au département 24 heures par jour.

L'infirmière Claudette Bouchard

 Passion, dévouement, engagement, générosité, empathie, nombreuses sont les qualités dont font preuve les infirmières, depuis des générations.

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