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L’envers de l’info : la prochaine génération de journalistes

une adolescente qui a l'air de lire les nouvelles sur un écran de télévision dans un studio de production

Liberasse Diallo, une élève en 11e année à l'École secondaire Confédération à Welland, fait une pratique dans les studios de Radio-Canada Ontario

Photo : Eve Caron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

CHRONIQUE - Rigoureux, spécialisé et être prêt à prendre des risques : voilà les caractéristiques propres à la prochaine génération de journalistes, selon de jeunes aspirants au métier réunis à Toronto cette semaine.

Une chronique d’Eve Caron

Faire carrière en journalisme comporte de plus en plus de défis. L’industrie de la presse écrite est en crise, les attaques de plus en plus virulentes et les délais de publications sont de plus en plus serrés.

Alors que certains pourraient se décourager, d’autres y voient une opportunité et croient que les journalistes vont prendre encore plus de place dans le discours public.

Des jeunes écoutent une femme sur un plateau de télévisionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un groupe d'élèves qui participent à titre de journaliste au Parlement Jeunesse organisé par la FESFO a visité les studios de Radio-Canada le 7 mars 2018

Photo : Eve Caron

Un groupe de huit élèves francophones de l’Ontario a voulu goûter au métier en participant, à titre de journaliste, au Parlement jeunesse à Queen’s Park cette semaine.

Comment perçoivent-ils le métier de journaliste en 2018? Leurs réponses risquent d’intéresser les grands joueurs de l’industrie des médias.

Le spécialiste

L’époque des journalistes généralistes est peut-être révolue, selon Valentine Kinja Birindwa.

Si on n’a pas un public cible, c'est vraiment difficile d'attirer l'attention des gens.

Valentine Kinja Birindwa, 11e année, École secondaire catholique Paul-Desmarais, Ottawa
Sur un écran de télé dans un studio de production, on voit une adolescente assise à la place de l'annonceur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Valentine Kinja Birindwa, une élève de 11e année à l'École secondaire catholique Paul-Desmarais à Ottawa, lors d'une visite des studios de Radio-Canada

Photo : Eve Caron

« Le mot, c’est “risqué” »

Une élève se fait filmer par une journaliste munie d'un iPhoneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bintou Tity Faye, une élève en 11e année à l'École secondaire Norval-Morrisseau de Richmond Hill, en visite dans les studios de Radio-Canada

Photo : Eve Caron

À l’ère des « fausses nouvelles » et des échanges virulents sur les médias sociaux, le travail des journalistes est remis en question de toute part. On a qu’à penser aux déclarations de Donald Trump, possiblement l’homme le plus puissant de la planète, et la fois où il a traité la journaliste Mika Brzezinski de « folle » sur son compte Twitter.

Tu te mets devant tout le monde et tu risques ta vie personnelle.

Bintou Tity Faye, 11e année, École secondaire Norval-Morrisseau, Richmond Hill

La rigueur

Bien que la rigueur s’applique au métier depuis ses tout débuts, l’information abondante et parfois fausse qui déferle sur les médias sociaux lui donne une importance renouvelée en 2018.

On voit beaucoup de “fake news” et [il faut] toujours vérifier parce qu'en ce moment on voit des nouvelles qui ne sont pas réellement vraies.

Liberasse Diallo, 11e année, École secondaire Confédération, Welland

Les années passent… et se ressemblent

Si le passé est garant de l’avenir, ces élèves seront confrontées à d’autres changements importants. Ils ne seront cependant pas les premiers.

Dans l’édition 2007 du livre The Elements of Journalism qui était sur la liste de lecture d’un de mes cours de journalisme en 2010, on explique que la technologie est en train de changer la façon de faire des journalistes.

Les auteurs reviennent sur les attentats de Londres en 2005 au cours desquels la BBC a « profité du pouvoir des citoyens » en utilisant des vidéos amateurs dans sa couverture. Ils parlent aussi des blogues qui permettent à n’importe qui de « devenir son propre éditeur ». En ce qui concerne les attentats du 11 septembre, on peut lire : « La dépendance envers le web a atteint de nouveaux sommets et n’a pas reculé depuis. »

Rappelons qu’à cette époque, Facebook et Twitter en étaient à leurs débuts. Snapchat et Instagram n’existaient pas.

Difficile de ne pas sourire en lisant ces propos une décennie plus tard.

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