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Les Catalans pourraient être rappelés aux urnes

Le président catalan destitué Carles Puigdemont.

Le président catalan destitué Carles Puigdemont est à Bruxelles depuis le 30 octobre.

Photo : AFP/Getty Images / JOHN THYS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La justice espagnole a refusé vendredi une permission de sortie de prison à Jordi Sanchez, un indépendantiste qui voulait se faire élire à la présidence catalane et succéder ainsi à Carles Puigdemont.

Un juge de la Cour suprême a refusé d'accorder la permission de sortie de prison sollicitée par Jordi Sanchez.

Le président du parlement catalan Roger Torrent a ensuite annoncé que la séance d'investiture prévue lundi était « ajournée ». Jordi Sanchez était l'unique candidat.

Si le blocage se prolongeait dans la région, il reviendrait au chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy de convoquer de nouvelles élections régionales.

L'ancien président régional, Carles Puigdemont, destitué par Madrid et menacé d'arrestation s'il revient en Espagne, avait retiré sa candidature au poste de président régional en faveur de l'indépendantiste Sanchez.

« Si nous revenons à des élections, ce sera à cause de l'irresponsabilité de l'État, qui n'a pas accepté les résultats du scrutin du 21 décembre » qui ont donné la majorité absolue aux indépendantistes au Parlement catalan, a déclaré plus tôt Carles Puigdemont.

Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy a demandé aux parlementaires de ne pas désigner un candidat actuellement poursuivi par la justice.

Jordi Sanchez lève la main pour saluer des gens.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jordi Sanchez, à son arrivée au Tirbunal suprême d'Espagne, le 16 octobre 2017.

Photo : Getty Images / GABRIEL BOUYS

Les indépendantistes proposeraient un nouveau référendum

Les principaux partis indépendantistes de Catalogne prévoient dans un accord consulté jeudi par l'AFP d'organiser un nouveau référendum sur une future constitution de la « République catalane », proclamée en octobre et restée lettre morte.

Ils proposent également la création en Belgique d'une structure de gouvernement parallèle présidée par le président destitué Carles Puigdemont, qui s'est exilé dans ce pays après la déclaration d'indépendance avortée du 27 octobre.

L'accord, fruit de semaines de négociations ardues entre les deux principaux partis, Ensemble pour la Catalogne de Carles Puigdemont et la Gauche républicaine de Catalogne, doit encore être ratifié par la Candidature d'unité populaire, petit parti séparatiste d'extrême gauche.

Il prévoit le lancement d'un processus participatif pour définir ce que devrait être la Catalogne indépendante, qui aboutirait à « la proposition d'une future constitution de la République catalane ».

Ce processus doit se conclure par un référendum, où les citoyens se prononceraient sur chaque paragraphe. Cette consultation serait sans aucun doute déclarée illégale comme l'a été le référendum d'autodétermination du 1er octobre, marqué par des violences policières.

 La Catalogne en quête d'indépendance

Les séparatistes s'engagent en outre à créer en Belgique un « Espace libre en exil », une entité « de droit privé » présidée par Carles Puigdemont.

Son rôle sera de « favoriser l'internationalisation de la cause de l'indépendance de la Catalogne » et d'« avancer vers l'établissement de la République catalane » de manière coordonnée avec le gouvernement de Barcelone.

La cause de la Catalogne émerge aujourd'hui comme la cause juste de tous les peuples qui veulent être libres.

Extrait de l'accord consulté par l'AFP

Aux élections régionales du 21 décembre, les indépendantistes ont obtenu la majorité absolue des sièges, mais ils ne sont pour l'heure pas parvenus à s'entendre pour investir un gouvernement et se libérer ainsi de la tutelle de la région par le gouvernement central.

Avec les informations de Agence France-Presse

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