•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

ALENA : la fin de l'accord ferait perdre 85 000 emplois au Canada, dit le Conference Board

Les drapeaux canadien, mexicain et américain.

Le Canada, les États-Unis et le Mexique négocient depuis des mois en vue de renouveler et de moderniser le Traité de libre-échange nord-américain.

Photo : Reuters / Edgard Garrido

Radio-Canada

L'abandon du traité de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique engendrerait un recul d'environ 0,5 % de l'économie canadienne, mais aussi la perte d'environ 85 000 emplois au Canada la première année, selon les estimations du Conference Board.

Selon le plus récent rapport du groupe de réflexion, il s’agirait du « meilleur scénario possible » dans le cas où les négociations en cours sur le renouvellement de l’ALENA échoueraient.

Des mesures de rétorsion commerciales américaines ou des mesures non tarifaires et une forte réaction des entreprises pourraient, selon le Conference Board, aggraver la situation.

D’après les estimations du Conference Board, les exportations de marchandises chuteraient de 8,9 milliards de dollars dans l’année qui suivrait une rupture de l’ALENA. Les exportations de véhicules automobiles et de pièces détachées, à elles seules, pourraient chuter de 6 milliards de dollars.

Les exportations de biens de consommation, d'aliments et de boissons, de produits chimiques, de produits du bois et de produits agricoles baisseraient aussi sensiblement.

Mais cette baisse marquée des exportations ne serait que temporaire, prévient le Conference Board. Dès les années suivantes, l’économie se redresserait grâce à un taux de change plus faible et à des taux d'intérêt moins élevés, croient les experts du groupe de réflexion.

Perte de pouvoir d'achat et baisse durable du PIB

Des travailleurs procèdent à l'assemblage d'un véhicule à l'usine de GM à Ingersoll.

Des travailleurs procèdent à l'assemblage d'un véhicule à l'usine de GM à Ingersoll (archives).

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

La hausse des tarifs douaniers entre le Canada et les États-Unis ferait par contre augmenter le prix des produits américains importés au Canada, le tout combiné à une baisse anticipée de la valeur du dollar canadien. Le pouvoir d’achat des Canadiens serait directement affecté.

À long terme, la fin de l’ALENA engendrerait une baisse du PIB qui se traduirait par une perte globale de production, de revenu et de pouvoir d’achat pour le Canada, estiment les experts.

Selon le Conference Board, les importations américaines de biens au Canada pourraient ainsi chuter de 8,8 milliards de dollars.

Dans la première année suivant la fin de l’ALENA, croient les économistes, les dépenses réelles d’investissement des entreprises canadiennes pourraient reculer d’au moins 3,3 milliards de dollars. L'investissement pourrait continuer de diminuer à long terme, car sans l’accès sécurité au marché américain que procurait l’ALENA au Canada, le pays deviendrait moins attirant pour l’investissement étranger.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Une huitième session de négociations sur la modernisation de l'ALENA doit s'ouvrir dans quelques semaines à Washington dans le cadre d'un processus difficile relancé par les États-Unis à la suite de l'élection du président Donald Trump qui a entrepris de remédier à l'énorme déficit commercial de son pays qu'il évaluait à 800 milliards de dollars en 2017 en revoyant les politiques économiques et douanières du pays ainsi que les accords commerciaux avec l'étranger.

L'Accord de libre-échange nord-américain entre le Canada, le Mexique et les États-Unis est entré en vigueur le 1er janvier 1994.

Avec les informations de La Presse canadienne

Économie