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Un permis de pêche accordé à des nations autochtones sème la controverse

ARLINGTON HEIGHTS, IL - APRIL 30: Packages of Hokkigai surf clams are displayed at Mitsuwa Marketplace April 30, 2004 in Arlington Heights, Illinois. For such reasons as health, flavor and cooking purposes, Asian food and related cooking ingredients are becoming more popular in the U.S. as newer Asian supermarkets are opening and stocking the unique ingredients for use in the cuisine. (Photo by Tim Boyle/Getty Images)

La mactre de Stimpson est surtout vendue au Japon.

Photo : Getty Images / Tim Boyle

Radio-Canada

La décision du gouvernement fédéral d'octroyer un permis de pêche à la mactre de Stimpson, un mollusque de la famille des palourdes, à un consortium de nations autochtones dirigé par Elsipogtog, au Nouveau-Brunswick, ne cesse de faire des mécontents.

Jeudi, Elsipogtog, sur la côte est du Nouveau-Brunswick, a dévoilé les noms de ses partenaires : les Premières Nations micmaques d'Abegwait, à l’Île-du-Prince-Édouard, et de Potlotek, en Nouvelle-Écosse; la Première Nation innue de Nutashkuan, au Québec; ainsi que les Inuits de NunatuKavut, au Labrador.

Le consortium s’est donné pour nom la Five Nations Clam Company, ou « Compagnie de palourdes des cinq nations ».

Or, d'après le ministre des Pêches de Terre-Neuve-et-Labrador, Gerry Byrne, il aurait mieux valu la nommer « Compagnie de palourdes d’une seule nation », puisque tout indique, selon lui, que seule Elsipogtog, une réserve située tout juste à l’extérieur de la circonscription de son homologue fédéral Dominic LeBlanc, était concernée lorsque le permis a été annoncé, le 21 février.

Selon le ministre des Pêches de Terre-Neuve-et-Labrador, Gerry Byrne, la décision d'accorder le permis à la Première Nation d'Elsipogtog, au N.-B., est inéquitable.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de l'Éducation supérieure, de la Formation et du Travail de Terre-Neuve-et-Labrador, Gerry Byrne, a dévoilé vendredi une nouvelle stratégie pour stimuler l'immigration dans la province.

Photo : CBC

Le ministre LeBlanc a d’ailleurs confirmé mercredi que le permis ne prévoyait que des « places réservées » pour des partenaires autres qu’Elsipogtog lors de son octroi.

Selon Gerry Byrne, ces « places réservées » n’étaient pas conformes aux critères de l’appel d’offres du fédéral quand celui-ci a annoncé son intention d’accorder une partie du quota de pêche à la mactre de Stimpson à des intérêts autochtones, en septembre dernier.

L’un des critères précisait que la soumission gagnante devrait apporter des bénéfices importants aux communautés autochtones de l’Est.

Un nombre limité de partenaires

Or, aucune Première Nation de la Nouvelle-Écosse ni de Terre-Neuve-et-Labrador n’était représentée au sein du consortium gagnant lorsque le permis lui a été octroyé, selon Gerry Byrne et un groupe qui représente 13 nations micmaques de la Nouvelle-Écosse.

Le coprésident de l'Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse Terrance Paul.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le coprésident de l'Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse, Terrance Paul, affirme que la majorité des Micmacs ne retireront pas de bénéfices du partage du quota de mactre de Stimpson.

Photo : CBC

Ils ont réclamé l’annulation du permis, accordé au terme d’un processus injuste et opaque, d’après eux. Le ministre Dominic LeBlanc a rejeté leur demande, en disant qu’il était normal que le choix d’Elsipogtog mécontente ceux qui n’avaient pas été retenus.

Le ministre Byrne affirme que la colère soulevée par la décision d’Ottawa ne cesse de grandir au sein des communautés autochtones de l’Est. Il réclame une rencontre avec Dominic LeBlanc pour en discuter.

Des travailleurs à Grand Bank, à Terre-Neuve-et-Labrador, apprêtent la mactre de Stimpson.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des travailleurs à Grand Bank, T.-N.-L., apprêtent la mactre de Stimpson.

Photo : CBC/Sherry Vivian

Une pêche lucrative

Les enjeux économiques de cette question sont importants : les ventes de la mactre de Stimpson ont atteint 90 millions de dollars en 2016. Avec le partage décrété par Ottawa, les Autochtones obtiennent 25 % du quota de 38 000 tonnes.

Les prises sont pratiquement toutes expédiées au Japon, où elles sont utilisées dans des sushis et des sashimis.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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