•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les conséquences du changement d'heure

Détail d'une horloge.

La majorité des Canadiens doivent avancer l'heure dans la nuit du samedi 10 mars au dimanche 11 mars.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les Manitobains avanceront les aiguilles de leurs horloges de une heure le dimanche 11 mars. Les conséquences du changement d'heure ne sont pas évidentes, explique le Dr Roger Godbout, spécialiste du sommeil.

Un texte de Gavin Boutroy

« Lorsqu’on va changer l’heure, on va avancer l’heure. Ça veut dire que, dimanche matin, notre corps sera encore à 7 heures, même si le cadran dit 8 heures. Le corps, lui, ne change pas d’heure aussi automatiquement », lance le professeur de psychiatrie à l’Université de Montréal et directeur du laboratoire et de la clinique du sommeil de l'Hôpital Rivière-des-Prairies de Montréal, Roger Godbout.

Il ajoute que les effets peuvent être différents pour chacun et que c’est surtout la nuit du dimanche soir que le risque de manque de sommeil est le plus grand.

« Il y a un risque de veiller plus tard dans les bars [et] de conduire à des heures où nos capacités cognitives sont diminuées, précise le professeur de psychiatrie. Je ne dirais pas que c'est dangereux, mais ça augmente les risques. »

Les couche-tard et les enfants plus susceptibles

Les couche-tard et ceux n’ayant pas d’horaires de sommeil réguliers sont le plus à risque, ainsi que les enfants, note le Dr Godbout.

« Chez les enfants, les tout-petits chez qui on va changer l’horaire abruptement, ça va être difficile [...] ils ont l’habitude de manger à des heures régulières », dit-il.

Un risque accru de crise cardiaque

« Une autre conséquence, dans la littérature, c’est augmentation d’infarctus du myocarde, de crises cardiaques, le lundi matin. Il y a des études qui le montrent, mais c’est très difficile à expliquer. Si on regarde le changement d’heure à l’automne on voit que ce changement-là apparaît quand même, mais le mardi suivant. On ne comprend pas très bien pourquoi, mais le fait est là », affirme-t-il.

Il ajoute qu’il n’y a pas de raison médicale de changer l’heure, puisque le corps s’adapte au changement graduel de l’exposition à la lumière du soleil.

Cela dit, pour éviter les risques associés au changement d’heure, le Dr Godbout conseille de se coucher 10 minutes plus tôt dans les jours qui précèdent le changement d’heure, et de retarder un peu l’heure du coucher le jour du changement d’heure.

Peu touchés

Pour certaines personnes, cependant le changement d'heure ne les affecte pas beaucoup.

« Quand je pense qu'en automne il y a eu un dimanche où il y avait un gain d'heure. Donc ça ne me dérange pas autant, c'est juste une heure, ce n’est pas si grave que ça », affirme Inna Ndiaye, une étudiante à l'Université de Saint-Boniface.

L'enseignant de français à l'Université de Saint-Boniface, Emmanuel Perez, souligne qu’il préfère l'heure d'été : « Je crois que je resterais en heure d'été. Je n’ai aucun problème à partir au travail quand il fait nuit. Par contre, le soir, le fait qu'il y a de la luminosité, ça m'est super important. »

Manitoba

Santé physique et mentale