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Demande d'injonction pour prolonger le vote en vue d'élire le chef du Parti progressiste-conservateur

Trois femmes et un homme sur scène devant des drapeaux de l'Ontario.
Les candidats à la course à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario : Tanya Granic Allen, Caroline Mulroney, Christine Elliott et Doug Ford. Photo: Radio-Canada

Un avocat de Toronto, John Nunziata, a déposé une demande d'injonction pour demander que les membres du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario aient une semaine de plus afin de voter pour leur prochain chef.

L'injonction sera entendue vendredi matin devant la Cour supérieure de l'Ontario, selon John Nunziata.

Celui-ci a déclaré qu'il ne représentait aucun candidat en particulier, mais a affirmé qu'il agissait au nom des « membres du parti ».

« Il y a des centaines, sinon des milliers de membres du parti qui veulent voter, mais qui ne le peuvent pas, parce que le système ne fonctionne pas et que la technologie nous a joué des tours », a-t-il dit en entrevue avec CBC Toronto jeudi soir.

Il est à espérer que le tribunal verra que le parti ne subira aucun préjudice à prolonger la date du vote et qu'il n'a pas d'argument solide pour refuser cette prolongation.

John Nunziata

Selon lui, il est important de tenir compte du droit de vote des membres, d'autant que le processus d'élection pourrait être remis en cause par l'un des perdants qui voudrait contester le résultat.

« La demande a été déposée et il existe des cas de jurisprudence qui suggèrent que l'organisation devrait agir en faveur de la démocratie, plutôt que de refuser aux gens le droit de vote », explique-t-il.

Mercredi, le Parti progressiste-conservateur avait rejeté la demande de trois candidats au leadership qui souhaitaient une prolongation : Doug Ford, Caroline Mulroney et Tanya Granic Allen.

Les candidats peuvent voter jusqu'à vendredi midi pour leur prochain chef.

Christine Elliott est la seule candidate à s'être opposée à cette prolongation du vote.

C'est aussi la position qu'a adoptée le comité organisateur de la course au leadership.

Dans un communiqué, les membres du comité organisateur des élections ont déclaré qu'une prolongation serait, à leur avis, « non seulement [un] changement fondamental dans les règles à un moment tardif de la campagne, mais aussi contraire à la constitution du parti, qui prévoit que le vote doit se terminer au plus tard le 9 mars. »

Le président du comité organisateur de la course au leadership, Hartley Lefton, a réagi à cette nouvelle en déclarant que c'était « regrettable que certaines personnes envisagent cette mesure [d'injonction]. »

Il rappelle également que les délais pour s'inscrire et pour voter ont déjà été rallongés et que le système en place répond aux normes du parti, notamment pour se préparer en vue des élections générales qui débuteront dans deux mois.

Doug Ford monte au créneau

Un peu plus tôt jeudi, Doug Ford a demandé une révision ouverte du vote, car, selon lui, des dizaines de milliers de membres du parti ne peuvent actuellement pas voter.

Il a précisé que, peu importe l'issue du vote, qu'il soit perdant ou gagnant, il demandera cette révision du système de scrutin en ligne du parti, jugeant le processus « scandaleux et ridicule ».

Doug Ford affirme avoir contacté des dizaines de membres qui lui ont dit ne pas pouvoir voter en ligne, même s'ils ont reçu leur code d'accès par la poste.

Les candidats réagissent à l'injonction

Dans un message publié sur son compte Twitter jeudi soir, Caroline Mulroney s'est voulue rassembleuse. Elle écrit : « Pour ceux qui n'ont pas pu s'inscrire, je suis désolée. [...] ce n'est pas juste. Vous êtes, et serez toujours, membres de la famille du PC, restons unis dans notre objectif commun qui est de renvoyer Kathleen Wynne [de sa position de première ministre] en juin. »

Elle a ajouté en entrevue qu'elle travaillait avec des bénévoles de partout dans la province pour aider le plus de gens possible à s'inscrire avant la date butoir.

Tanya Granic Allen s'est aussi exprimée à la suite du dépôt de l'injonction : « J'exhorte le comité et le bureau du parti à prendre des mesures immédiates pour retarder le vote d'une semaine. Il n'est pas trop tard pour organiser une réunion d'urgence ce soir et régler cela. »

Christine Elliott dit pour sa part comprendre l'action entreprise par cet avocat, mais également la position du comité organisateur.

Elle mentionne qu'elle travaille avec son équipe afin de s'assurer que les membres sont enregistrés avant de voter. « Je pense que nous devons rappeler que plus de 70 000 personnes sont déjà inscrites et que plus de 50 000 ont déjà voté, ce qui représente le plus grand nombre d'électeurs depuis 2002 », souligne-t-elle.

Toronto

Politique provinciale