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Donald Trump devrait rencontrer Kim Jong-un « d'ici la fin mai »

Le conseiller national sud-coréen à la Sécurité, Chung Eui-Yong, annonce devant la Maison-Blanche que Donald Trump a accepté de rencontrer le leader nord-coréen Kim Jong-un. Photo: Reuters / Leah Millis
Radio-Canada

Le président américain a accepté l'offre inattendue du dirigeant nord-coréen de le rencontrer, un sommet historique qui pourrait avoir lieu d'« ici la fin mai ». Le régime de Kim Jong-un offrirait aussi de suspendre ses tests de missiles.

L'annonce a été faite en début de soirée par le conseiller national sud-coréen à la Sécurité, Chung Eui-yong, lors d'une brève allocution devant la Maison-Blanche.

Le responsable sud-coréen a déclaré que Kim Jong-un lui avait fait part, lors d'un long entretien lundi, de « son désir de rencontrer le président Trump le plus vite possible ».

La date exacte et le lieu de la rencontre, une première entre un leader de la Corée du Nord et un président des États-Unis en exercice, n'ont pas encore été précisés.

Chung Eui-yong a par ailleurs indiqué que le leader nord-coréen s'était engagé à oeuvrer à la « dénucléarisation » de la péninsule coréenne et avait promis de s'abstenir « de tout nouveau test nucléaire ou de missiles » pendant d'éventuelles négociations.

Dans un tweet, Donald Trump a salué de « grands progrès » sur le dossier nord-coréen, insistant sur le fait que le dirigeant nord-coréen avait parlé de « dénucléarisation », et non pas seulement d'un « gel » des activités nucléaires.

La secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders, a ajouté que les sanctions contre la Corée du Nord resteront en vigueur en attendant.

Des membres du comité sénatorial sur les relations étrangères ont cependant fait état de leur scepticisme devant cette rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un. Le républicain Cory Gardner du Colorado estime que l'objectif doit être « un processus complet, vérifié et irréversible de dénucléarisation de la péninsule coréenne ».

Le démocrate Ed Markey, du Massachusetts, demande pour sa part à Donald Trump de traiter la question « comme un long processus diplomatique » et d'éviter « d'improviser » des remarques qui risqueraient de le faire dérailler.

Écoutez l'entrevue de Michel C. Auger avec Jean-François Bélanger, spécialiste de la prolifération nucléaire

Un sommet entre les deux Corées

Mardi dernier, les deux Corées auraient décidé, selon Séoul, de la tenue d'un troisième sommet intercoréen, après ceux de 2000 et 2007. Cette rencontre aurait lieu à la fin avril dans un village situé au milieu de la zone démilitarisée qui divise la péninsule.

Le président Trump avait alors salué ces signes d'ouverture de la Corée du Nord, tout en appelant à la prudence. Il avait estimé que les déclarations venues du Sud comme du Nord étaient « très positives ».

Deux hommes se serrent la main.Le chef de la délégation de Séoul, Chung Eui-yong, échange une poignée de main avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Photo : Reuters

Relations houleuses

Ce rebondissement spectaculaire s'inscrit dans le cadre de la détente amorcée à la faveur des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, après deux années de très fortes tensions liées aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

La Corée du Nord est toujours visée par une série de sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais aussi par les États-Unis. Le régime nord-coréen a toujours affirmé que le développement de son programme nucléaire n'était pas négociable.

Pas plus tard qu'en janvier, Kim Jong-un avait déclaré, au cours de son discours du Nouvel An, que son projet de doter son pays de l'arme nucléaire était achevé.

Il avait ajouté que le bouton « nucléaire » était sur son bureau. Ce à quoi le président Trump avait riposté sur Twitter : « Le leader nord-coréen Kim Jong-un vient d'affirmer que le "bouton nucléaire est sur son bureau en permanence". Informez-le que, moi aussi, j'ai un bouton nucléaire, mais qu'il est beaucoup plus gros et plus puissant que le sien, et qu'il fonctionne! »

Depuis le début de son mandat présidentiel, Donald Trump et Kim Jong-un n'ont cessé de s'insulter, Trump qualifiant notamment de « rocket man » le leader nord-coréen.

Avec les informations de Agence France-Presse

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