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Près de 150 personnes se mobilisent contre les changements au Bureau de l’éducation française

Dans une salle comblée, une femme derrière un microphone lit ce qui est écrit sur une immense feuille de papier.
Les gens qui se sont réunis pour discuter des changements au Bureau de l’éducation française ont été invités à se mettre en petits groupes, et à rédiger des recommandations pour les Partenaires pour l'éducation en français. Photo: Radio-Canada / Gavin Boutroy
Radio-Canada

La première soirée d'information et de consultation sur l'avenir du Bureau de l'éducation française (BEF), tenue mercredi par les Partenaires pour l'éducation en français, a attiré près de 150 enseignants, parents et représentants d'organismes.

Un texte de Gavin Boutroy

« On avait reçu beaucoup de questions [comme] où on était rendu avec le BEF, qu’est-ce qui arrivait avec la position de sous-ministre adjoint?.. », indique le président de la Commission scolaire franco-manitobaine, Bernard Lesage.

« Il y a un côté politique, on travaille depuis longtemps au niveau politique, pour faire avancer le dossier, de recommander que le gouvernement travaille avec nous. Mais, en même temps, on a entendu ce soir des parents enseignants demander ce qu’on peut faire pour faire avancer ce dossier. Eux, ils cherchent aussi à se mobiliser », a-t-il dit.

Ce qu'il faut savoir sur le dossier du BEF

Lors de cette soirée, il y a eu des présentations au sujet de l’histoire du BEF et de l’éducation française au Manitoba, ainsi qu’une mise à jour à propos de ce qui s’est déroulé depuis l’élimination du poste de sous-ministre adjoint au BEF.

À la suite des présentations, les participants ont été invités à se mettre en petits groupes et à rédiger des recommandations pour les Partenaires pour l'éducation en français. Les interventions qui ont suivi témoignaient de profondes inquiétudes au sujet des ressources en français pour les enseignants et de la représentation politique.

« Je suis ici parce que j’ai des inquiétudes au sujet de l’éducation en français dans la province. Je suis enseignante depuis 25 ans, et je me suis fiée au BEF à plusieurs reprises quant aux matériaux d’appui qu’ils peuvent m’offrir comme enseignante », lance Liliane Klausen, du Collège Pierre-Elliott-Trudeau, de la Division scolaire River East transcona. Elle est également la mère de deux enfants, élèves à l’École Christine-Lespérance.

« J’ai peur que s’il y a trop de changements ou de coupures au BEF, on n'aura plus accès comme enseignant à ces ressources, ce matériel et cet appui pour faire ce qu’on a besoin de faire dans les salles de classe », a-t-elle ajouté.

Liliane Klausen a travaillé au BEF de 2012 à 2015 en prêt de service. Elle souligne que le poste de sous-ministre adjoint est un poste de leadership essentiel pour une petite équipe et que c’est aussi une manière d’avoir une représentation auprès du gouvernement.

Sory Sacko, père de trois enfants, s’inquiète du besoin de revendiquer le droit à l’éducation française en 2018.

« La communauté francophone, on s’est sentis comme moins importants soudain, on prend une décision qui nous concerne, mais avec zéro information et zéro communication », a-t-il déclaré.

Quant à François Lentz, employé du BEF de 1988 à 2008, il exprime un certain espoir au sujet de cette soirée.

« Au-delà de la crainte et de la préoccupation [cette réunion] exprime aussi une volonté de mobilisation. On a entendu des mots comme indignation, des mots comme se mobiliser, et je pense que les gens sont prêts à montrer que l’on ne peut pas tout supprimer d’un trait de plume », a-t-il dit.

Une seconde réunion publique se déroulera lundi à 19 h au Collège régional Gabrielle-Roy, à Île-des-Chênes. Un forum sur l’éducation en français aura lieu le 21 avril, au Centre scolaire Léo-Rémillard.

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