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11 M $ pour contrer l'itinérance : l'Abitibi-Témiscamingue espère pouvoir en profiter

Un homme pose pour la caméra, souriant.
Stéphane Grenier, professeur à l'Unité d'enseignement et de recherche en sciences du développement humain et social au campus de Val-d'Or et président de la Piaule Photo: Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau
Radio-Canada

Les maisons d'hébergement de l'Abitibi-Témiscamingue espèrent pouvoir profiter des sommes annoncées par Québec, mardi, pour contrer l'itinérance.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a débloqué une enveloppe de 11 millions de dollars au Plan d'action interministériel en itinérance 2015-2020.

Le premier volet, de 7 millions, sera dépensé dans les régions de Montréal, de Québec et de la Montérégie sur quatre ans, de 2018 à 2021. Les 4 millions restants seront quant à eux investis dans les régions qui ont des besoins particuliers à raison de 1 million par année sur quatre ans, soit de 2020 à 2023.

Selon le président du conseil d'administration de la maison d'hébergement La Piaule, de Val-d'Or, Stéphane Grenier, très peu d'argent de cette somme se rendra en Abitibi-Témiscamingue.

« Pour les régions, c'est 4 millions, puis dans ces régions-là, les régions éloignées comme la Côte-Nord ou l'Abitibi-Témiscamingue sont très peu présentes dans les intérêts gouvernementaux en ce moment, alors que les besoins sont grands ici aussi », souligne-t-il.

Si on a à avoir de l'argent en région, ça sera très peu de cet argent-là. Sur les 11 millions, en Abitibi-Témiscamingue, ça m'étonnerait d'avoir plus que 300 000 $ qui soient donnés. Ça, c'est si on est chanceux.

Stéphane Grenier, président du CA de La Piaule

Un projet à prolonger à Rouyn-Noranda?

Pour sa part, le président du conseil d'administration de la Maison du Soleil levant de Rouyn-Noranda, Léandre Lahaie, espère obtenir un financement récurrent pour un projet-pilote en cours dans son organisme.

« On essaie de développer des approches où les gens puissent avoir des services après leur passage à la Maison du Soleil levant. Ça pourrait peut-être prévenir ou éviter qu'ils se retrouvent dans la même situation d'itinérance, considère-t-il. Nous, on a un projet-pilote dans lequel une personne suit les gens qui ont pu passer à la Maison du Soleil levant. Les personnes qui sont accompagnées, on n'en a pas beaucoup, mais elles ne sont pas revenues. »

Cinq maisons d'hébergement offrent des services aux itinérants en Abitibi-Témiscamingue.

Abitibi–Témiscamingue

Pauvreté