•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Du homard plus gros en Gaspésie pour préserver la ressource

Le homard de la Gaspésie.

Le homard de la Gaspésie

Photo : Regroupement professionnel des pêcheurs du Sud de la Gaspésie

Radio-Canada

Les pêcheurs de homard gaspésiens choisissent de hausser la taille minimale permise pour la capture de crustacés qui seront pêchés dès la prochaine saison. Ils souhaitent ainsi poursuivre leurs efforts de préservation de la ressource entamés il y a une quinzaine d'années.

Un texte de Martin Toulgoat

Ainsi, la taille minimale permise pour la pêche passera de 82 à 82,55 millimètres. L'objectif est d'atteindre 83 millimètres d'ici trois ans.

Ce seuil n'a pas été changé depuis 2003.

« On a arrêté en 2003 à 82 millimètres, parce que les pêcheurs n’en pouvaient plus de subir des augmentations de taille, dans le contexte où il n’y avait pas de bons prix pour le homard et où les volumes n’étaient pas intéressants », rappelle le directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, O'Neil Cloutier.

Un homardier près de Percé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bateau de pêche au homard au large de Saint-Georges-de-Malbaie

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Le nombre de captures moyen, par pêcheur, a triplé depuis 2010, pour s’établir à 33 000 livres l’an dernier. Les prix payés aux débarquements sont aussi en hausse. Les homardiers ont donc jugé qu'il était maintenant opportun de faire un effort supplémentaire pour préserver la ressource.

Les pêcheurs ont voulu travailler avec sagesse, avoir un réflexe de sécurité et travailler pour leurs stocks afin de baisser l’effort de pêche. Tous les homards qu’on va laisser à l’eau, si ce sont des femelles, vont pouvoir avoir une ponte supplémentaire, et autant les femelles [que] les mâles vont prendre 15 à 20 % de poids supplémentaire.

O'Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

Efforts encore timides dans les Maritimes

Puisque les homards pêchés dans l’est du Canada se retrouvent sur les mêmes marchés, les pêcheurs gaspésiens aimeraient que ceux de l’Île-du-Prince-Édouard bougent plus rapidement dans leurs efforts de préservation, comme l’ont fait ceux du Nouveau-Brunswick au cours des dernières années.

« Dans le nord du Nouveau-Brunswick, les pêcheurs continuent d’augmenter la taille minimale, salue O'Neil Cloutier. Ils sont partis très bas, à 69 millimètres, alors que nous on est partis à 76, et ils sont rendus à 78. Donc, dans les faits, ils ont augmenté plus souvent que nous et ils veulent se rendre à 82,5, puisque c’est la taille légale maintenant en Gaspésie. Mais l’Île-du-Prince-Édouard bouge très peu. »

Les pêcheurs se préparent pour le début de la saison de pêche au homard dans la zone 25 dans les Maritimes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Début de la saison de pêche au homard dans la zone 25, dans les maritimes

Photo : Radio-Canada / Catherine Dumas

En plus de préserver la ressource, l’augmentation de la taille minimale a contribué à la hausse des prix payés aux débarquements au cours des dernières années.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches