•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Exclusif

Partenariat transpacifique : des acteurs du secteur automobile reçus au bureau de Justin Trudeau

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
L'usine d'assemblage de voitures Ford à Oakville, en Ontario.

L'usine d'assemblage de voitures Ford à Oakville, en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la veille de la signature du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), Radio-Canada a appris que des représentants de syndicats et des acteurs du secteur de l'automobile seront reçus mercredi après-midi au bureau du premier ministre à Ottawa. Ils devraient entre autres y faire part de leurs inquiétudes à l'égard de ce nouvel accord de libre-échange.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Le président d'Unifor, Jerry Dias, ne cache pas son opposition au Partenariat transpacifique.

Dans un communiqué publié au moment où une entente a été rendue publique, en janvier, son organisation avait déclaré qu'elle allait s'opposer « activement et agressivement » à la ratification du traité.

M. Dias fera partie de la délégation qui rencontrera mercredi après-midi des représentants du bureau du premier ministre. Justin Trudeau, en déplacement dans la région de Toronto, ne participera pas à cette réunion.

Le nouveau partenariat transpacifique conclu en janvier mènera à l'abolition de nombreux tarifs entre 11 pays d'Amérique et d'Asie.

En plus du Canada, le Japon, la Malaisie, le Mexique et le Chili font notamment partie des pays signataires.

La présence dans cette entente du Japon, un grand producteur de voitures, inquiète des acteurs canadiens de l'automobile.

Le gouvernement Trudeau assure que des gains ont été obtenus à ce chapitre dans les négociations avec Tokyo. Ottawa promet que les dispositions techniques seront rendues publiques une fois que l'accord sera signé, jeudi.

L'impact du PTPGP sur l'ALENA

Drapeaux du Canada, des États-Unis et du MexiqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À la demande des États-Unis, l’Accord de libre-échange nord-américain est en cours de renégociation.

Photo : iStock

Dans une analyse publiée le mois dernier, le gouvernement fédéral estimait que la mise en œuvre de ce nouveau Partenariat transpacifique allait entraîner une baisse des importations américaines au Canada, surtout dans le secteur automobile.

En pleine renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), ce constat pourrait-il déranger la Maison-Blanche? Certains acteurs du secteur canadien de l'automobile estiment que oui.

Rob Burton, le maire d'Oakville en Ontario, où l'entreprise Ford est installée, demande à Ottawa de s'assurer que le PTPGP ne nuise pas aux difficiles négociations autour de la modernisation de l'ALENA.

Nous espérons que le bureau du premier ministre accepte de retarder l'entrée en vigueur du PTPGP après la fin de la renégociation de l'ALENA, question que nous ayons plus de certitude.

Rob Burton, maire d'Oakville

Aucune date n'est encore fixée pour l'entrée en vigueur du PTPGP, qui doit être ratifié par les Parlements de tous les pays signataires.

Le gouvernement canadien espère néanmoins que cela surviendra le plus rapidement possible, et juge que ce dossier doit être considéré comme étant séparé de celui de l'ALENA.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le ministre François-Philippe Champagne répond à une questions à la Chambre des communes.

Le Canada va signer le Partenariat trans-Pacifique. Retour sur cet accord de libre-échange.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wylde

En entrevue à Radio-Canada, la semaine dernière, le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, assurait que le Canada allait profiter du nouveau Partenariat transpacifique.

Je pense que les Canadiens et les Canadiennes comprennent qu'aujourd'hui, on doit diversifier nos marchés.

François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international

Cette rencontre de mercredi au bureau du premier ministre survient au moment où d'autres dossiers inquiètent également les représentants de syndicats et du secteur automobile.

Les négociations sur l'avenir de l'ALENA progressent lentement et le président des États-Unis, Donald Trump, laisse planer la menace de tarifs douaniers qui auraient des répercussions négatives sur l'industrie l'automobile.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !