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On a sous-estimé les gaz à effet de serre causés par les villes, selon une étude

Des sols craquelés par la sécheresse.

La construction d'infrastructures, les transports et la consommation de nourriture sont trois des principales sources d'émissions de gaz à effet de serre, selon l'étude de C40 Cities.

Photo : Getty Images / RooM RF

Radio-Canada

Les biens et les services que nous consommons, dont la plupart sont importés, seraient la source principale des émissions de gaz à effet de serre en milieu urbain. C'est la conclusion d'une nouvelle étude du groupe C40 Cities, présentée mardi à la Conférence internationale sur les changements climatiques, qui se tient à Edmonton.

Un texte de Sophie Muller

Il s’agit de la première étude qui prend en compte les émissions de gaz à effet de serre généré par la consommation dans un si grand nombre de villes, soit près de 80.

Les auteurs ont pris en compte des aspects de la vie quotidienne comme l’achat de nourriture et de vêtements, les sorties culturelles et le magasinage en ligne.

Jusque-là, la plupart des villes mesuraient leurs émissions de gaz à effet de serre en se basant sur les biens et les services produits sur leur territoire, plutôt que ceux qui y sont consommés.

Avec cette nouvelle mesure, les auteurs de l’étude estiment que les gaz à effet de serre émis par les villes sont supérieurs de 60 % que ce qui a pu être calculé dans le passé.

C40 Cities est un réseau d’une centaine de grandes villes du monde, dont Vancouver, Toronto et Montréal, engagées dans la lutte contre les changements climatiques.

De nouveaux leviers d’action pour les villes

Selon Mark Watts, directeur général de C40 Cities, l’étude permet de donner une image plus complète des causes des changements climatiques.

« Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 60 % depuis le protocole de Kyoto, et continuent de croître, dit-il, malgré le fait que beaucoup de pays et de villes ont réduit leurs émissions selon la méthode de mesure traditionnelle. Donc, clairement, il manque quelque chose. »

Les conclusions de l’étude, espère-t-il, vont donner aux responsables politiques locaux de nouveaux moyens d’action.

Au-delà des questions de transport et de logement, les villes devraient revoir, par exemple, leur façon de s’approvisionner, ou le choix des matériaux utilisés dans les chantiers de construction.

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