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Trump perd son principal conseiller économique

Gary Cohn, qui était le principal conseiller économique de Donald Trump, lors d'un point de presse à la Maison-Blanche en janvier 2018.

Gary Cohn, principal conseiller économique du président américain, est considéré comme l'architecte de la réforme fiscale de Donald Trump.

Photo : Associated Press / Manuel Balce Ceneta

Radio-Canada

Banquier de Wall Street devenu l'architecte de la réforme fiscale de Donald Trump, le principal conseiller économique du président des États-Unis, Gary Cohn, démissionne, a annoncé mardi la Maison-Blanche.

Vu comme un rempart contre les courants protectionnistes au sein de l'administration Trump, M. Cohn quitte ses fonctions au moment où le président menace d'imposer des tarifs sur l'acier et l'aluminium, une mesure à laquelle le conseiller démissionnaire s'oppose.

« Ce fut un honneur de servir mon pays et de mettre en place des politiques procroissance favorables aux Américains, avec en particulier le vote d'une réforme fiscale historique », a déclaré Gary Cohn dans un communiqué laconique.

Le président américain a semblé montrer plus d'ouverture mardi à l'égard du Canada et du Mexique concernant les tarifs. « Si nous sommes en mesure de signer un accord avec le Canada et le Mexique, nous n’aurons aucune raison de leur imposer des tarifs. Mais pour les autres pays, nous n’aurons pas le choix », a-t-il déclaré.

Le Mexique a menacé mardi les États-Unis de taxer les produits américains les plus « sensibles politiquement » en cas d'instauration par Washington de ces taxes.

« Nous avons la possibilité de répondre », a ajouté le ministre mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo.

Le Canada, premier fournisseur d'acier et d'aluminium des États-Unis, a déjà fait savoir qu'il prendrait des mesures contre des intérêts américains si les importations d'acier et d'aluminium canadiens étaient visées.

Une septième session de renégociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) s'est conclue lundi sans accord entre Washington, Ottawa et Mexico. La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a reconnu que des « différences importantes » persistaient.

Outre Atlantique, l'Union européenne (UE) a déjà prévenu que des mesures de rétorsion rapides sur des entreprises américaines étaient prêtes si le président Trump mettait son plan à exécution. L'UE envisage également de saisir l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

À Washington, où il recevait le premier ministre suédois Stefan Löfven, Donald Trump a réaffirmé son intention de taxer les importations d'acier et d'aluminium en déclarant que l'Union européenne n'avait « pas bien traité les États-Unis ».

Les intentions présidentielles préoccupent hautement les membres du congrès. Le président de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré que « les sénateurs républicains craignent que cela ne dégénère en une guerre commerciale plus vaste. Beaucoup de nos membres en discutent avec l’administration », a-t-il affirmé.

Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a pour sa part précisé que « nous encourageons l’administration à se concentrer sur ce qui est un problème légitime et d’être plus chirurgical dans son approche. De cette façon, nous pouvons nous attaquer aux abuseurs sans provoquer de conséquences imprévues ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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