•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un projet de dirigeable manitobain s’envole vers le Brésil

un homme au cheveux grisonnant avec barbe et lunettes, est dans un bureau où il y a beaucoup de livres, des papiers sur l'espace de travail et une affiche de montgolfières et dirigeables au mur. Il regarde la caméra et sourit.

Le professeur Barry Prentice espère que son association avec une entreprise brésilienne lui permettra de concrétiser un projet qu'il caresse depuis plus de 15 ans.

Photo : Radio-Canada / Barbara Gorrand

Radio-Canada

Un dirigeable imaginé par deux Manitobains pourrait voir le jour au Brésil grâce à une entente de collaboration signée avec Airship do Brasil en février.

Un texte de Barbara Gorrand

Le professeur Barry Prentice et son associé, le pilote de dirigeable Dale George, travaillent depuis plusieurs années à un prototype de dirigeable voué au transport de marchandises.

Le 22 février, les deux associés canadiens se sont rendus au Brésil pour signer un protocole d’entente visant à développer et construire un prototype capable de transporter des cargaisons de 50 tonnes.

dessin d'un ballon dirigeable gris, rouge et bleu.

Illustration du prototype de dirigeable du professeur Prentice.

Photo : Barry Prentice

Cela fait 18 ans que Barry Prentice, professeur en ingénierie des transports à la Asper school of Business de l’Université du Manitoba, mûrit son projet de gros dirigeable de transport. Une idée, insiste-t-il, qui n’a rien de novateur. « Il y a 80 ans, des ballons dirigeables traversaient déjà des océans avec de lourdes cargaisons. Mais ce mode de transport a été mis de côté au profit d’une technologie plus récente. Comme les voitures électriques, qui reviennent aujourd’hui! »

L’entreprise que Barry Prentice et Dale George ont fondée en 2011 a traversé plusieurs tempêtes, au propre comme au figuré. Leur hangar de recherche ainsi que leur dirigeable ont été balayés par une tornade il y a plusieurs années. Mais depuis quelques mois, le projet connaît un second souffle.

Deux hommes signent chacun leur copie d'un contrat. Ils sont assis à une table. Devant eux il y a un petit petit drapeau de leur pays respectif, le Canada et le Brésil. Un troisième homme les regarde.

Signature de l'entente entre l'entreprise de Barry Prentice et Airship do Brasil,le 22 février 2018.

Photo : Barry Prentice

« L’entreprise spécialisée dans les dirigeables, Airship do Brasil, s’est montrée très intéressée, détaille le professeur Prentice. 70 % de la surface du Brésil n’est pas accessible par la route, comme c'est le cas au Canada. Dans un premier temps, l’idée est de développer une structure rigide capable de transporter des marchandises et de résister aussi bien au climat tropical du Brésil qu’au froid du Canada. »

Selon Barry Prentice, le transport de cargaisons par dirigeables n’a que des avantages, surtout au Canada. « C’est un mode de transport moins onéreux et moins polluant que l’avion. Ce serait toujours plus cher que le transport par camion mais, avec le réchauffement climatique, les routes de glace ne sont pas une solution à long terme. Et le coût de la construction d’une vraie route revient à 3 millions de dollars par kilomètre. »

Le dirigeable, affirme-t-il, est « la solution idéale pour sortir de leur isolement les 292 communautés sans accès routier du Canada, comme Churchill désormais. »

Le professeur estime qu’il faudra au moins deux ans pour développer et tester le prototype. Il espère que, d’ici là, le Canada se montrera intéressé par cette solution alternative.

Techno