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La Vérif : le casse-tête de la rémunération à l’acte des médecins

Des médecins spécialistes en salle d'opération.
Des médecins spécialistes en action lors de l'opération d'un patient Photo: Radio-Canada / Nicole Germain
Radio-Canada

Au Québec, les deux tiers des revenus d'un médecin proviennent de la rémunération à l'acte. La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) gère annuellement environ 55 millions de demandes de paiements de médecins. C'est plus de 220 000 factures par jour ouvrable.

Un texte de Vincent Maisonneuve et Nathalie Lemieux

En 2015, le vérificateur général du Québec a publié un rapport sur la rémunération des médecins. Certaines informations contenues dans le rapport permettent de mesurer toute la complexité du mode de rémunération à l’acte.

D’abord, rappelons que chaque acte médical est lié à un code de facturation. En 1970, il y avait 500 codes de facturation différents. Entre 1970 et 2017, le nombre de codes est passé de 500 à plus de 11 000. Et ces 11 000 codes de facturation peuvent être modifiés jusqu’à trois fois chacun.

Parce que le nombre de codes a littéralement explosé, la RAMQ a dû investir, il y a quelques années, 35 millions de dollars dans un système informatique, juste pour gérer les factures des médecins.

Le système de rémunération est tellement difficile à comprendre que la RAMQ dispose d'un centre d’appels pour répondre aux questions des médecins.

En 2014, le centre d’appels de la RAMQ a reçu plus de 70 000 demandes de renseignements.

Si le centre d’appels n’est ouvert qu’en semaine, 8 heures par jour, 63 000 demandes d’information représentent un appel toutes les deux minutes.

Épreuves des faits

Santé