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Airbus entend faire baisser le prix des avions de la C Series

Philippe Couillard lors de sa visite à l'usine Airbus de Toulouse, en France.

Photo : The Associated Press / Fred Scheiber

Radio-Canada

Profitant d'une visite du premier ministre québécois Philippe Couillard dans les usines d'Airbus de Toulouse en France, l'avionneur européen a fait savoir qu'il entendait faire baisser les coûts de production de la C Series pour la rentabiliser.

Pour parvenir à ses fins, Airbus entend faire pression sur les fournisseurs de la C Series pour obtenir à terme de meilleurs prix et rendre ses avions plus compétitifs sur le marché international, a expliqué en point de presse le directeur des achats d’Airbus, Klaus Richter.

Dans le but de rapprocher Airbus et l’industrie aéronautique et technologique montréalaise, Philippe Couillard a confirmé de son côté qu’Airbus réunira ses fournisseurs internationaux à Montréal lors d’un congrès, en octobre prochain.

Une occasion qui profitera selon lui à toute l’industrie aéronautique et technologique de Montréal et du Québec, notamment dans les secteurs innovateurs de l’intelligence artificielle et des technologies de l’information.

D'abord, vendre des avions

Mais avant de penser à réduire les coûts du programme de la C Series, il faudra d’abord vendre des avions, a prévenu M. Richter, en compagnie de Philippe Couillard, qui poursuit une visite d’une semaine en France.

« On va en premier avoir à vendre l'avion, pour, après, retravailler avec les fournisseurs les coûts du programme », a expliqué le directeur des achats d’Airbus, ajoutant que le constructeur a pris un pari en se portant acquéreur d'un programme qui est actuellement trop cher à produire pour être rentable à long terme.

Stratégiquement, Airbus entend miser sur le volume des ventes d’appareils pour réussir à faire baisser les prix des fournisseurs de la C Series.

Philippe Couillard et Thomas Enders s'adressent aux journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard (à droite), en compagnie du président d'Airbus, Thomas Enders.

Photo : Radio-Canada

Airbus, qui a fait l’acquisition de la C Series de Bombardier en octobre dernier, espère par ailleurs clore dès cet été la transaction de façon à s’attaquer le plus rapidement possible à la commercialisation des avions de 100 à 150 places conçus par Bombardier.

Il y a un marché pour ces avions que nous estimons à au moins 4000 à 6000 avions dans le monde au cours des 20 prochaines années. Et nous espérons, avec la C Series, aller chercher la majorité de ce marché.

Thomas Enders, président d’Airbus

« Le processus de conclusion de la transaction se poursuit et je peux vous dire que nous sommes en avance sur l’échéancier », a assuré le président d’Airbus, Thomas Enders.

Se félicitant de l’arrivée du programme C Series de Bombardier au sein de son entreprise, M. Enders a déclaré qu’Airbus entend faire tout ce qu'il faut pour qu’il devienne un « succès retentissant ».

Bombardier avait besoin d'un tel partenaire, selon Couillard

Un appareil de la C Series sur la piste d'atterrissage.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La dispute entre Boeing et Bombardier touche également la Grande-Bretagne, où les deux entreprises emploient plusieurs milliers de travailleurs.

Photo : Reuters / Christinne Muschi

Philippe Couillard, dont le gouvernement a investi 1,3 milliard de dollars de fonds publics dans Bombardier en 2015 pour sauver la C Series, estime de son côté que l’arrivée d’Airbus est salutaire pour Bombardier, qui n’avait, selon lui, ni la capacité logistique ni le réseau nécessaires pour commercialiser ses avions partout dans le monde.

« On l’a dit dès le début, quand on a soutenu la C Series, Bombardier n’a pas, seul, la taille pour distribuer un avion de ligne dans le monde entier, a rappelé M. Couillard. Ça prend une infrastructure de vente et de service énorme. »

Ça prenait depuis le début un partenaire global. Il n’y avait que trois choix : Boeing, Airbus ou les Chinois. Moi je suis très content que ce soit Airbus.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec
Avec les informations de La Presse canadienne

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