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39 morts dans l'écrasement d'un avion militaire russe en Syrie

Un avion décolle.

Un avion de transport de troupes Antonov 26 du Bélarus, lors d'un exercice militaire, en septembre 2015.

Photo : Reuters / Vasily Fedosenko

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un avion de transport russe Antonov 26 s'est écrasé mardi sur la base militaire de Hmeimim, en Syrie, tuant les 39 militaires qui se trouvaient à bord, selon un communiqué du ministère de la Défense cité par les agences de presse russes. Un premier bilan avait évoqué 32 morts avant d'être rapidement revu à la hausse.

Selon l'armée russe, l'appareil s'est écrasé à 500 mètres d'une piste d'atterrissage où il tentait de se poser. « La catastrophe, selon les informations préliminaires, est apparemment due à un problème technique », a-t-elle indiqué.

Elle affirme en outre que le bimoteur à hélice court et moyen-courrier n'a pas été attaqué et qu'une commission du ministère de la Défense va étudier « toutes les versions possibles de ce qui s'est passé ».

Informé de la situation, le président russe Vladimir Poutine a présenté ses condoléances aux proches des victimes, a indiqué son porte-parole Dmitri Peskov aux agences russes.

La base militaire de Hmeimim a été mise à la disposition de la Russie par le régime syrien de Bachar Al-Assad après que le président Poutine eut décidé d'engager son armée dans le conflit, en septembre 2015.

Elle est ensuite devenue une base permanente pour l'armée russe, qui y stationne toujours des dizaines d'avions d'attaque et de bombardiers.

Située dans le fief alaouite du président syrien Bachar Al-Assad, la base se trouve loin des affrontements opposant l'armée nationale et des rebelles, mais elle a tout de même été bombardée au cours des dernières semaines.

Elle a notamment été attaquée le 31 décembre par des tirs de mortier effectués par des combattants dont l'affiliation n'a pas été rendue publique, ce qui a causé la mort de deux militaires et a endommagé lourdement sept appareils russes, dont des bombardiers Su-24 et des chasseurs Su-35.

La base a aussi été visée dans la nuit du 5 au 6 janvier par des « drones chargés d'explosifs ». Cette attaque, également menée contre la base navale russe de Tartous, plus au sud, n'avait toutefois fait ni victimes ni dégâts.

En octobre 2017, un bombardier Su-24 s'est aussi écrasé au décollage de Hmeimim, causant la mort des deux pilotes de l'appareil.

Selon un bilan officiel compilé avant l'écrasement, 45 soldats russes ont été tués depuis le début de l'intervention militaire russe en Syrie.

Les Antonov 26, qui peuvent transporter jusqu'à quarante personnes, sont de vieux appareils; leur production, lancée en 1969, a été arrêtée en 1986.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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