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Avortement : l'accès gratuit au Mifegymiso réclamé à Terre-Neuve-et-Labrador

Maggie O'Dea et Chris Vizena.

Maggie O'Dea et Chris Vizena sont étudiants en médecine à l'Université Memorial de Terre-Neuve.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Les pressions s'accentuent pour que Terre-Neuve-et-Labrador, l'une des provinces où l'accès à l'avortement est le plus difficile, offre la couverture universelle du Mifegymiso.

Le Mifegymiso, parfois appelé « pilule abortive », est une combinaison de deux médicaments qui permet d’interrompre une grossesse sans avortement chirurgical. Il peut être pris jusqu’à la neuvième semaine de grossesse.

Terre-Neuve-et-Labrador est la seule province canadienne où le Mifegymiso n’est pas couvert par le régime public de soins de santé.

Maggie O’Dea, étudiante en médecine à l’Université Memorial de Terre-Neuve, indique que les étudiants rencontreront le ministre provincial de la Santé, John Haggie, ce mercredi.

Mme O’Dea rappelle que les femmes vivant en milieu rural ou dans les communautés éloignées de Terre-Neuve-et-Labrador ont difficilement accès aux services d’avortement, en raison des temps d’attente et des coûts élevés.

L’accès au Mifegymiso est une façon de remédier à la situation, dit-elle, car le médicament coûte 350 $, tandis qu’un avortement chirurgical effectué à l’hôpital coûte 1500 $, auxquels s’ajoutent des frais de déplacement et d’hébergement.

Deux bouteilles de Mifegymiso.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Mifegymiso est une combinaison de deux médicaments.

Photo : Associated Press / Charlie Neibergall

L’accessibilité à ce médicament entraînerait donc une réduction des coûts pour le système de santé en réduisant par cinq fois le coût d'une interruption de grossesse.

Puisqu'il est prescrit par des professionnels de la santé, le médicament réduirait « le fardeau émotif, physique et financier qu'implique de s'absenter du travail et de sa famille pour voyager vers des centres urbains tels Saint-Jean », soulignent de plus Maggie O'Dea et Chris Vizena, lui-aussi étudiant en médecine, dans une lettre ouverte.

Puisque le Mifegymiso peut être prescrit tôt et permettre une interruption de grossesse plus hâtive que l'avortement, ajoutent les cosignataires de la lettre.

L'accès à l'avortement toujours difficile au Canada

Le Nouveau-Brunswick est devenu en juillet 2017 la première province à offrir gratuitement le Mifegymiso.

Autorisé par Santé Canada depuis 2015, le Mifegymiso est sur la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé.

En 2017, Sandeep Prasad, le directeur d'Action Canada pour la santé et les droits sexuels, estimait que le Canada était l'un des pays où l'accès à l'avortement était le plus difficile, même si cet acte a été décriminalisé en 1988.

Avec les informations de La Presse canadienne

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