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La consommation de fruits et de légumes en baisse dans la région

Des jeunes qui cuisinent.

La région consomme moins de fruits et de légumes qu'avant.

Photo : Radio-Canada / Vincent Côté

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les habitudes alimentaires des Jeannois et des Saguenéens sont loin de s'améliorer. Seulement 18 % des adultes et 31 % des adolescents consommeraient quotidiennement les portions de fruits et de légumes recommandées par le Guide alimentaire canadien.

Selon un portrait publié lundi par le Centre intégré universitaire de santé et service sociaux (CIUSSS) la consommation de fruits et de légumes dans la région est en baisse par rapport à 2007. Une situation qui touche davantage les hommes que les femmes.

Nos données régionales nous ont surprises. La proportion de gens qui respectent les recommandations du Guide alimentaire en terme de fruits et légumes a diminué entre nos deux enquêtes et est passée de 22 % à 18 %.

Marie-Claude Clouston, CIUSSS

Toutefois, certains chiffres publiés par le CIUSSS remontent à près de sept ans. Les données plus récentes ont été recueillies en 2015.

Le manque de temps ou bien le manque d'argent pourraient entre autres expliquer ces résultats. L'insécurité alimentaire est d'ailleurs un problème très fréquent au Saguenay-Lac-Saint-Jean, selon Annie Jean-Lavoie, agente en développement en sécurité alimentaire.

« L'idée c'est de s'alimenter et non de bien s'alimenter quand on est à faible revenu, malheureusement », précise Annie Jean-Lavoie.

Selon l'étude, 15 % de la population habite dans un désert alimentaire, c'est-à-dire un secteur où les fruits et légumes frais sont peu accessibles.

Trop de boissons sucrées

Un des problèmes soulevés par ce portrait est la consommation de boissons sucrées chez les jeunes. Dans la région, ils sont plus de 35 % à en consommer quotidiennement.

Les boissons sucrées c'est un important sujet de santé publique, mais on voit que dans la région c'est plus élevé.

Marie-Claude Clouston, CIUSSS

Malgré la publicité et la prévention, il reste encore beaucoup de chemin à faire, croit la nutritionniste Laurie Fradette.

Selon elle, tout le monde doit y mettre du sien.

« Que ce soit le propriétaire de la pharmacie qui décide que lui la malbouffe c'est terminé, que ce soit dans les épiceries de faire en sorte que les fruits et légumes soient accessibles au niveau monétaire. Ça peut aussi être le gouvernement, on peut penser à des taxes sur les boissons sucrées », explique la nutritionniste.

D'après le reportage de Rosalie Dumais-Beaulieu

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