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À 22 ans, elle crée un logiciel pour le cancer de la prostate

Taylor Hanson montre le code dans son ordinateur.

Taylor Hanson, 22 ans, étudiante à l'Université de Winnipeg, a créé un programme pour CancerCare.

Photo : CBC / Trevor Brine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un logiciel créé par une étudiante de l'Université de Winnipeg pourrait être utilisé par CancerCare Manitoba pour aider les médecins à traiter le cancer de la prostate.

Taylor Hanson, une étudiante de 22 ans en quatrième année de physique, a passé son été à programmer un logiciel, grâce à une bourse obtenue pour faire de la recherche en physique médicale pour l’organisation CancerCare. Elle a écrit un code complexe qui aide les médecins à contrôler la qualité de la radiothérapie offerte à leurs patients.

« Ça semblait vraiment chouette, ce que j’avais fait, mais j’étais dans un sous-sol et je faisais de la programmation toute la journée. C’est ce que le travail en physique apporte au programme médical », dit Taylor Hanson.

Le code de Taylor Hanson permet aux médecins d'économiser du temps dans le traitement du cancer de la prostate, en facilitant des calculs complexes et des mesures prises avant et après les traitements de radiothérapie.

Le logiciel de Taylor Hanson analyse des valeurs, fait un peu de mathématiques, transforme des valeurs 3D en 2D, et calcule la différence entre 28 ensembles de marqueurs d’imagerie, pour assurer que les radiations atteignent bien les tumeurs qu'elles doivent traiter.

« Ça retranscrit toutes les données nécessaires dans un fichier texte pour que les médecins puissent les réviser rapidement, dit-elle. S’il y a quelque chose qui cloche, mon code le signale. »

Un travail de longue haleine

Selon Taylor Hanson, le logiciel a été long à créer.

« Mon but cet été était d’automatiser ce processus de correspondance d’images afin de faire économiser du temps aux médecins. Mon code va fonctionner sur toutes les données des patients », explique-t-elle.

Une révélation

Quand le code a finalement fonctionné, c’était le déclic pour Taylor Hanson.

« C’était super excitant! J’ai été concentrée sur un problème pendant des semaines, note-t-elle. Avec la programmation, c’est très pointilleux. »

Si l’étudiante ne rencontre pas les patients visés par son logiciel, elle sent quand même que ses efforts ne sont pas vains.

« C’est beaucoup de saisies de données et de symboles étranges, mais au bout du compte, il y a un résultat. »

— Une citation de  Taylor Hanson

Selon un porte-parole de CancerCare, l'organisme envisage une utilisation clinique du logiciel.

Taylor Hanson est une de deux bénéficiaires de la bourse d’études Sir-William-Stephenson, un prix qui reconnaît le leadership d’un étudiant et son potentiel à contribuer aux avancées du Canada.

Avec des informations de CBC.

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