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Jean-Marc Fournier tire sa révérence

Jean-Marc Fournier
Jean-Marc Fournier Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

« Pour l'instant, je reste, mais je ne reviens pas ». Le leader parlementaire et ministre des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne du gouvernement Couillard, Jean-Marc Fournier, ne sollicitera pas un nouveau mandat lors de la prochaine élection générale, a-t-il annoncé officiellement lundi après-midi.

L'homme de 58 ans ne quittera pas tout à fait l'arène politique pour autant, puisqu'il conseillera tout de même le chef libéral Philippe Couillard lors de cette campagne, qui doit être lancée à la fin de l'été.

J’ai l’intention de tout faire pour que M. Couillard puisse être premier ministre après à la prochaine élection.

Jean-Marc Fournier

« Je pense que c’est un geste que je dois faire », a ajouté le leader parlementaire.

M. Fournier est le sixième membre du caucus libéral à annoncer qu'il ne briguera pas un nouveau mandat depuis le début de l'année, après Guy Hardy, André Drolet, Karine Vallières, Pierre Reid et Stéphanie Vallée.

M. Fournier s’est refusé de nommer un « éventuel dauphin » dans sa circonscription. « J’assume le dernier mandat, je ne prépare pas le prochain dans Saint-Laurent », a-t-il seulement indiqué.

Au moins sept autres députés – Raymond Bernier, Jacques Chagnon, Germain Chevarie, Geoffrey Kelley, Laurent Lessard, Michel Matte et Norbert Morin – sont officiellement en réflexion.

L’affaire Francoeur a-t-elle eu un rôle dans la décision de se retirer de la politique?

Sans nier avoir été ébranlé, M. Fournier a indiqué que ce n’était pas « l’élément majeur ». Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal avait prétendu sur les ondes de la station de radio montréalaise 98,5 FM que deux poids lourds libéraux, Jean-Marc Fournier et Raymond Bachand, s'étaient livrés à du trafic d'influence. Après une enquête, la Sûreté du Québec avait classé sans suite les allégations de M. Francoeur. L’affaire avait également ébranlé la classe politique.

Rappelant qu’il restait en poste jusqu’à la fin de son mandat, Jean-Marc Fournier a indiqué qu’il ne renoncerait pas à sa « prime de départ ».

Une trentaine d'années en politique

Devenu député de Châteauguay pour la première fois lors de l'élection générale de 1994, Jean-Marc Fournier a été réélu trois fois par la suite, avant de démissionner en novembre 2008 pour ce qu'il avait appelé une « pause de ressourcement ».

Il était cependant rapidement rentré au bercail par la grande porte en étant nommé leader parlementaire du gouvernement Charest et ministre de la Justice en août 2010. Il a été élu député de Saint-Laurent un mois plus tard, puis réélu en 2012 et 2014.

Au cours de plus de 20 ans de vie politique, M. Fournier a été tour à tour ministre de l'Éducation, de la Justice, des Affaires municipales, du Revenu, et ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l’Accès à l’information.

Il a également été nommé leader du gouvernement à plusieurs reprises, d'abord par Jean Charest, puis par Philippe Couillard.

Jean-Marc Fournier a aussi été chef de l'opposition par intérim pendant plus d'un an lorsque Jean Charest a remis sa démission après avoir été battu par Pauline Marois en septembre 2012.

M. Fournier avait admis qu'il réfléchissait à son avenir l'été dernier, après les allégations du chef syndical Yves Francoeur qu'il avait niées avec véhémence.

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