•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aux Méchins, on peine à loger les nouveaux travailleurs du chantier maritime

Le chantier maritime Verreault est devenu une véritable ruche.
Le chantier maritime Verreault est devenu une véritable ruche. Photo: Radio-Canada

Le chantier maritime Verreault des Méchins a le vent dans les voiles. Il y a tellement de nouveaux travailleurs qu'il y a une pénurie de logements dans cette petite municipalité de 1000 habitants.

D’après le reportage de Jean-François Deschênes

Dans les derniers mois, les besoins en travailleurs étaient si importants pour le Groupe Maritime Verreault que l'entreprise a dû s'offrir une campagne publicitaire.

La direction du chantier maritime Verreault a dû faire une offensive publicitaire pour combler ses grands besoins de main-d'oeuvre.La direction du chantier maritime Verreault a dû faire une offensive publicitaire pour combler ses grands besoins de main-d'oeuvre. Photo : courtoisie Chantier maritime Verreault

Depuis, les effectifs ont augmenté de 30 %. 250 personnes travaillent maintenant pour l'entreprise. Environ le quart sont embauchés de façon temporaire.

La location à court terme pose problème

Une entreprise indépendante a été engagée pour aider à trouver tous ces travailleurs et aussi pour les loger. « Il est certain que ça crée une pression importante sur Les Méchins et sur les villes avoisinantes », explique Simon Riopel, vice-président à la direction chez Groupe Maritime Verreault.

Simon Riopel, vice-président à la direction chez Groupe Maritime VerreaultSimon Riopel, vice-président à la direction chez Groupe Maritime Verreault Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

« On a eu comme son de cloche que des villes comme Matane et Sainte-Anne-des-Monts connaissent également un manque dans les possibilités de location à court terme », ajoute le vice-président du groupe.

Le maire des Méchins, Dominique Roy, dit consulter la population pour trouver des chambres, des maisons à louer. « C'est bien difficile d'essayer de trouver ça », soulève-t-il.

Barrière à l'attraction et à l'embauche

Le village des Méchins compte 1000 habitants.Le village des Méchins compte 1000 habitants. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le projet d'agrandissement de la cale sèche, un investissement de 50 millions de dollars, va bon train. À terme, le Groupe Maritime Verreault emploiera tous ces travailleurs sur une base permanente. Il faudra trouver un moyen de les loger.

Ça fait partie des nombreuses barrières à l'embauche et à l'attraction de ces gens-là. Il est certain que de mettre en place des mesures facilitantes, ça nous aiderait.

Simon Riopel, vice-président à la direction chez Groupe Maritime Verreault
Dominique Roy, maire des MéchinsDominique Roy, maire des Méchins Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Lorsque l'agrandissement de la cale sèche sera terminé, ils seront nombreux à vouloir rester et se construire une maison. Pour l'instant, il est impossible de se connecter au réseau d'égouts de la municipalité. Il est à la limite de ses capacités. Une firme spécialisée étudie le dossier.

Il faut qu'on les [incite] à rester aux Méchins. Plus ça va être gros, [plus] on va pouvoir avoir d'autres business qui vont s'ajouter à notre population.

Dominique Roy, maire des Méchins

Le maire aimerait que le projet du prolongement du réseau soit terminé d'ici deux ans.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie