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Des mesures exigées pour valoriser l'agriculture urbaine

Des tomates dans un jardin communautaire

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'agriculture urbaine a le vent dans les voiles dans plusieurs grandes villes du monde. À Québec toutefois, plusieurs citoyens critiquent l'administration municipale qui, selon eux, pourrait en faire plus pour encourager cette pratique.

Réunis à l'Université Laval pour la Fête des semences, des amateurs d’agriculture exigent des mesures concrètes de la part de la Ville.

« Tous les jardins communautaires que je connais sont pleins à craquer », affirme Didier Morin Laprise.

Il y a beaucoup de lots vacants, des terrains et des friches industriels qui pourraient être transformés en potagers communautaires.

Didier Morin Laprise

Des citoyens souhaiteraient aussi disposer d’un potager en façade ou sur le toit de leur résidence. Pour Jean-Sébastien Tremblay, un résident de Sainte-Foy qui possède un grand jardin dans sa cour, il s’agit du prochain combat.

« [Actuellement], on est capable de cacher [les jardins] en mettant des légumes dans les plates-bandes mais sinon, ce n'est pas encore toléré », affirme-t-il.

Compostage

Si certains remarquent un intérêt marqué pour les jardins communautaires, d’autres constatent une grande demande des citoyens pour les sites de compostage.

« On aimerait en voir plus parce que pour l'instant, les listes d'attente sont très longues. Ça va jusqu'à un an et demi ou deux ans », note Camille Lambert, chargée de projet en agriculture urbaine chez Craque-Bitume.

Les gens veulent composter, mais ils n'ont pas accès à des sites. En ville, ce n'est pas tout le monde qui a un terrain.

Camille Lambert, chargée de projet chez Craque-Bitume

Le vice-président du Réseau d'agriculture urbaine de Québec, Laurent Lemay, estime que la Ville de Québec doit « prendre le taureau par les cornes » si elle souhaite « être une ville d’avant-garde ».

« Flotter dans des problématiques règlementaires, ça fait que les coûts augmentent, que les projets retardent. Finalement, on n’est pas sur la map », souligne-t-il.

« Il faut faire comme le transport. Il faut avoir un réseau structurant de culture urbaine. En planifiant mieux, on pourrait, par exemple, intégrer du compostage dans les parcs publics, dans les écoles ou encore les bibliothèques. »

La Fête des semences et de l'agriculture urbaine de Québec se déroule toute la fin de semaine au pavillon Alphonse-Desjardins de l'Université Laval. Près de 5000 personnes sont attendues.

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