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Mars proclamé « Mois de la francophonie » en Alberta

Un drapeau franco-albertain en premier plan et des enfants tenant des petits drapeaux qui entourent le ministre responsable du Secrétariat francophone Ricard Miranda.
Le ministre responsable du Secrétariat francophone Ricard Miranda (au centre) a déclaré le mois de mars, Mois de la francophonie en Alberta. Il est entouré d'enfants qui ont participé à un tintamarre pour l'occasion. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La communauté francophone de l'Alberta a désormais un mois dédié à son histoire et sa culture. Le drapeau franco-albertain a également été hissé pour la première fois sur les terrains de la législature albertaine devant le Edmonton Federal Building.

Un texte de Virginie Dallaire

Cette annonce s’inscrit dans le courant de la politique en matière de francophonie qui a été établie en juin 2017 pour améliorer les services en français dans la province.

Marie-Laure Polydore, représentante provinciale pour l’Association canadienne-française de l’Alberta ( ACFA ) croit que cette politique ainsi cette annonce permettront une meilleure harmonie entre les communautés de la province.

Cette proclamation est un pas en avant, un pas positif pour la communauté, pour l’Alberta en général.

Marie-Laure Polydore, représentante provinciale, ACFA

Premiers pas de la politique

La sénatrice à la retraite Claudette Tardif se réjouit de la politique, mais attend de voir les actions concrètes qui en découleront.

« [ Il y a ] toute une mise en œuvre qui reste à faire. Là on a annoncé la politique, c’était des bonnes nouvelles, mais qu’est-ce que ça va changer, demande-t-elle. [ ... ] Au niveau de la santé, de la justice, est-ce qu’on peut réellement voir des progrès et des changements. »

Nicole Buret, présidente de l’ACFA régionale de Calgary, constate déjà les changements apportés depuis juin. La communication est plus simple avec le gouvernement selon elle, mais de nombreuses lacunes subsistent, notamment en santé.

« Pour 2018, je souhaiterais que le gouvernement réalise que nous sommes différents au niveau de la santé, nous avons besoin de leur appui et on aimerait vraiment faire une percée de ce côté-là », explique Nicole Buret.

Récemment la clinique francophone de Calgary a annoncé qu’elle n’offrira plus de services médicaux à ses patients à compter du 31 mars, faute de médecins. La clinique a connu de nombreuses difficultés au cours de la dernière année, du point de vue du recrutement et du financement.

Toujours pas de loi

Le ministre responsable du Secrétariat francophone Ricardo Miranda est conscient que certains sont toujours impatients de voir les résultats concrets de la politique en matière de francophonie. Il croit qu’il faut d’abord établir les enjeux et les priorités dans les services pour les francophones en Alberta. Il assure que ce sera à la communauté de choisir si une loi est nécessaire.

« Si la communauté décide que la plus importante chose à faire c’est d’avoir une loi, ça sera quelque chose qu’on va discuter en comité. »

Nicole Buret est d’avis qu’une politique n’offre aucune garantie pour les francophones. Elle affirme qu’elle peut être retirée à tout moment, contrairement à une loi.

On a peut-être de l’égalité, mais on n’a pas encore d’équité.

NIcole Buret, présidente de l’ACFA régionale de Calgary

Le processus de sélection du comité consultatif sur la politique en matière de francophonie s’est terminé mercredi. Les travaux vont débuter dans les prochains mois.

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