•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Projet Square Children's : la Ville et la CSDM tiennent à une école

L'ancien emplacement de l'Hôpital de Montréal pour enfants, au centre-ville.

L'ancien emplacement de l'Hôpital de Montréal pour enfants, au centre-ville

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La construction d'une école primaire est nécessaire dans le centre-ville de Montréal, estime l'administration municipale. La Ville entend continuer d'en discuter avec Devimco, le promoteur de l'emplacement de l'ancien Hôpital de Montréal pour enfants, qui considère qu'il est trop tard.

« Le centre-ville est de plus en plus habité et c’est notre signature à Montréal. On veut un centre-ville habité. Il nous faut des services. Il nous faut des écoles », dit Robert Beaudry, responsable du développement économique et commercial au comité exécutif et conseiller du district Saint-Jacques, dans le centre-ville.

Il y a un an, la construction d’une école avait fait l’objet de discussions à l’Office de consultation publique de Montréal lors des audiences sur le projet Square Children’s de Devimco, qui comprend plusieurs tours d’habitation, des commerces et des services.

Le président de Devimco, Serge Goulet, avait alors parlé des plans du projet d’école. « Je crois qu’ils vont rencontrer les demandes, les normes et les exigences de la Commission scolaire de Montréal. Il faut juste qu’on me donne le signal pour me manifester », avait-il dit.

M. Goulet dit maintenant qu’il a vendu 80 % de ses condos et qu’il n’y a plus de place pour une école à cet endroit, peut-on lire dans Le Devoir.

« Malheureusement, le modèle du gouvernement pour une école dans ce type de projet urbain n’étant pas encore prêt en décembre 2017, il a fallu que Devimco procède à la réalisation de son projet immobilier mixte qui inclut un centre communautaire et des logements sociaux in situ », ajoute Devimco dans une déclaration transmise jeudi soir par le cabinet de relations publiques National.

La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel Bourdon, est outrée. Elle affirme que Devimco avait dit que si la réponse lui parvenait avant le 21 décembre dernier, le projet serait possible.

« Le promoteur ne va pas me faire croire qu’entre décembre et février, il a changé ses plans et devis; et il a vendu 80 % de ses condos », lance Catherine Harel Bourdon.

Elle affirme qu’il manque déjà 37 classes au centre-ville et que les besoins augmenteront avec l’immigration et le développement immobilier.

Un projet inhabituel

Robert Beaudry, lui, croit toujours au projet d’école, même s’il présente « un scénario inhabituel ». Il s’agit en effet d’un bail « clés en main », ce qui n’a jamais été fait pour le primaire et qui doit être validé par le ministère de l’Éducation.

« On est encore dans les temps pour avoir une école [et] on discute avec nos partenaires pour que ce projet se fasse », dit-il.

Il indique que d’autres terrains du centre-ville pourraient service à construire une école, rue de la Montagne et au Grand Séminaire.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, croit lui aussi qu’une école primaire est nécessaire au centre-ville de Montréal. « Je suis déjà en discussion avec plusieurs collègues du Conseil des ministres, mais aussi avec la Ville de Montréal et les commissions scolaires », indique-t-il dans un courriel.

Devimco se dit disposée à inclure une école dans de futurs projets au centre-ville et ajoute, dans le communiqué envoyé jeudi soir, qu'elle « fait d’ailleurs partie d’un comité créé par monsieur [Luc] Ferrandez [responsable des grands projets au comité exécutif, NDLR] avec la Commission scolaire de Montréal, le ministère de l’Éducation du Québec et la Ville de Montréal ».

Avec des informations de Benoît Chapdelaine

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !