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Une pénurie d’infirmières à l’Hôpital de Moncton perturbe l’urgence

L'Hôpital de Moncton

Une partie du servie d'urgence de l'Hôpital de Moncton a été fermée en fin de semaine à cause d'une pénurie de personnel infirmier (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Hôpital de Moncton, au Nouveau-Brunswick, manque tellement d'infirmières qu'il a dû fermer en partie son service d'urgence, en fin de semaine. La province tout entière se dirige vers une grave pénurie d'infirmières, selon leur syndicat.

La section des soins non aigus de l'Hôpital de Moncton a été fermée pendant 12 heures samedi soir. De plus, des ambulances ont été déroutées au CHU Dr-Georges-L.-Dumont pendant quelques heures.

L’incident devrait mener la province à une prise de conscience du problème de la pénurie de personnel dans les soins infirmiers, selon Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick.

La pénurie à l’Hôpital de Moncton est liée au nombre de congés de maternité, de maladie et d’invalidité à long terme, explique Mme Doucet.

Plus de 40 % des membres du syndicat comptent prendre leur retraite d’ici cinq ans, ajoute-t-elle.

« Nous sommes sur le point d’avoir une grave pénurie d’infirmières au Nouveau-Brunswick, affirme Paula Doucet. Nous disons depuis des années qu’il faut des stratégies pour prévenir cela. C’est malheureux que nous ayons dû réduire l’urgence. Les patients doivent quand même être soignés par du personnel qualifié. La décision a donc été prise de les envoyer à un autre hôpital qui avait apparemment les ressources nécessaires en personnel à ce moment. »

Le syndicat réclame de l’action immédiate de la part des autorités pour trouver des solutions à ce problème à court et à long terme. Il faut notamment améliorer les conditions de travail du personnel infirmier, recommande Maria Richard, vice-présidente du syndicat.

« Il faut qu’on mette des stratégies en place premièrement pour enlever cette lourdeur à nos infirmières et infirmiers qui travaillent aujourd’hui, explique Maria Richard. Si on veut garder nos infirmières, si on veut augmenter le nombre de jeunes qui vont aller à l’université étudier en sciences infirmières, il faut qu’on fasse que la profession soit valorisante et intéressante pour non seulement qu’elles graduent, mais qu’elles restent dans la profession. »

Un comité des ressources infirmières se penche sur le problème

Le ministre de la Santé, Benoît Bourque, a réagi par une déclaration écrite où il se dit conscient « des défis à relever dans la province en ce qui concerne le recrutement et le maintien en poste du personnel infirmier, en particulier dans la région de Moncton ».

Le ministre souligne qu'un Comité directeur de la stratégie en matière de ressources infirmières a été créé en décembre dernier. Ce comité doit établir une stratégie à long terme pour remédier à la pénurie d'infirmières.

Avec les informations de CBC

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