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Hydro-Québec développe des robots pour monter sur les lignes à haute tension

Les nouveaux robots d’Hydro-Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans son laboratoire de Varennes, Hydro-Québec met au point des robots qui vont là où les humains peuvent difficilement se rendre : sur les lignes à haute tension, afin de les inspecter.

« Le réseau vieillit, le réseau est de plus en plus sollicité, et puis on vise à maintenir les plus hauts standards de fiabilité. Donc, ce qu'on doit faire, c'est être plus efficace dans l'inspection des réseaux de transports », explique le gestionnaire recherche, développement, ingénierie du Laboratoire robotique d'inspection de l’Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ), Serge Montambault.

Avec plus de 30 000 kilomètres de lignes à entretenir, une météo extrêmement capricieuse et des millions de clients qui en dépendent, la marge d'erreur d'Hydro-Québec est mince. Mais depuis une douzaine d'années, l'IREQ a mis au point plusieurs robots pour évaluer l'état de ses lignes à haute tension.

Ces robots détectent la corrosion ou l'usure des conducteurs, alors que d'autres sont équipés de capteurs, de caméras et [de] bras mécaniques qui peuvent serrer et desserrer des boulons.

Le nec plus ultra du robot inspecteur

Mais c'est le petit dernier, le LineRanger, qui retient maintenant l'attention. L'IREQ travaille sur ce prototype depuis trois ans.

Plus simple à manipuler et plus rapide que son prédécesseur, le LineRanger peut franchir des obstacles avec une facilité déconcertante. En une seule journée, il peut inspecter jusqu'à une vingtaine de kilomètres de ligne sous tension.

« On est en mesure de faire de l'inspection visuelle très précise et d’aller chercher de l'information sur la température, la résistance électrique et d'autres indices sur l'intégrité mécanique, tout ça sans interruption de service », indique Serge Montambault.

L'IREQ a également réussi à développer un drone bourré de systèmes électroniques et de télécommunications, mais capable de se poser sur une ligne de 735 000 volts active qui transporte un courant de 1000 ampères.

Les deux technologies seront bientôt prêtes à être commercialisées ailleurs dans le monde.

« Les robots qu'on développe chez Hydro-Québec ont un grand succès à l'international, parce que les réseaux électriques sont soumis aux mêmes pressions », précise M. Montambault.

Le LineRanger et son double en réalité virtuelle seront visibles au Festival de la robotique de Montréal, qui débute mercredi au Complexe sportif Claude-Robillard, et où plusieurs écoles primaires et secondaires seront en compétition.

D'après un reportage de Normand Grondin

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