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Tests de drogue chez Suncor : l’injonction est maintenue

L'installation minière de Suncor le long de la rivière Athabasca.

L'installation minière de Suncor le long de la rivière Athabasca, vue d'un tour en hélicoptère des sables bitumineux près de Fort McMurray.

Photo : The Canadian Press / Jeff McIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pétrolière Suncor a subi une défaite dans le dernier chapitre de la bataille judiciaire qui l'oppose au syndicat Unifor. La Cour d'appel de l'Alberta maintient l'injonction qui empêche l'entreprise de mener des tests de dépistage de drogue aléatoire auprès de ses employés.

Deux des trois juges se sont prononcés en faveur du maintien de l’injonction en attendant que la Cour suprême du Canada décide si elle entendra la cause sur le fonds. Le président du local 707a d’Unifor, Ken Smith se réjouit de cette décision. « Je pense que c’est une victoire pour tous les travailleurs de voir que nos droits et notre dignité sont protégés par la cour », affirme-t-il.

La Cour d’appel maintient la décision du juge de la Cour du banc de la reine. Celui-ci a statué que les dommages subis par les syndiqués d’Unifor seraient irréparables dans l’éventualité où le plus haut tribunal du pays tranchait en leur faveur.

Selon le syndicat, les tests de dépistage aléatoires sont une atteinte à la dignité et à la vie privée des employés de Suncor. Le président du local 707a d’Unifor, Ken Smith, affirme que les tests déjà conduits par l’entreprise à la suite d’incidents ont déjà mené à des abus. « Certains de nos membres se sont fait refuser le droit de prendre leurs médicaments contre le diabète pendant qu’ils attendaient de passer le test », raconte-t-il. Il précise que les personnes testées doivent d’abord demeurer à jeun pendant plusieurs heures.

Suncor affirme plutôt que ces tests sont nécessaires pour assurer la sécurité dans ses installations. Selon la compagnie, des accidents continuent de se produire après que des employés aient consommé de l’alcool ou des drogues. La porte-parole de l’entreprise , Sneh Seetal, affirme donc que les tests aléatoires sont nécessaires. « Depuis 20 ans, Suncor a essayé plusieurs méthodes pour combattre le risque lié à la consommation d’alcool et de drogues, précise-t-elle. Aucune de ces méthodes n’a permis de régler le problème. »

La bataille judiciaire se poursuit

L’injonction avait été imposée par la cour en décembre 2017, mais avait été contestée par Suncor le 8 février 2018. Les deux partis attendent de savoir si la Cour suprême entendra la cause. Une décision à ce sujet pourrait être rendue au cours des prochaines semaines. Si le plus haut tribunal du pays refuse d’entendre la cause, l’entreprise et le syndicat retourneront en arbitrage pour tenter de résoudre ce conflit qui dure depuis 2012.

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