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Assurance médicaments : Morneau apporte des précisions, Couillard veut une compensation

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau.
Le ministre Morneau a confié à un comité le mandat d'étudier la faisabilité d'un régime canadien d'assurance médicaments pour combler les lacunes des régimes actuels. Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
Radio-Canada

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a précisé mercredi, au lendemain du dépôt de son budget, que l'éventuel programme d'assurance médicaments canadien servirait à combler les lacunes actuelles entre les différents programmes déjà existants. Le premier ministre du Québec Philippe Couillard exige lui qu'Ottawa offre alors une compensation à la province, puisque celle-ci dispose déjà d'un tel système.

Un programme « fiscalement responsable » : voilà comment le ministre Morneau décrit un futur programme d'assurance médicaments pancanadien. Pas question, par ailleurs, de supplanter les régimes déjà offerts ailleurs au pays.

Un certain nombre de Canadiens ne possèdent pas d'assurance, y compris bon nombre de travailleurs autonomes, a rappelé mercredi le ministre Morneau lors d'une allocution devant l'Economic Club du Canada, à Ottawa, au début d'une tournée promotionnelle suivant la présentation de son troisième budget.

Certaines parties du système fonctionnent bien, d'autres non, a-t-il souligné.

L'ancien ministre libéral de la Santé en Ontario, Eric Hoskins, présidera ainsi un comité ayant le mandat de consulter des décideurs et de présenter des recommandations au gouvernement sur la façon d'aller de l'avant avec un régime d'assurance national.

Au dire du ministre Morneau, le comité aura besoin de temps pour étudier attentivement la question, puisque la composition de la main-d'oeuvre et les coûts des produits pharmaceutiques ont profondément changé au cours des deux dernières décennies.

Le dernier budget Morneau ne contenait toutefois aucune estimation de coûts d'un programme national d'assurance médicaments, ce qui fait dire au chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, qu'il s'agit d'une stratégie « fantaisiste ».

Québec veut une compensation

La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, n'a pas voulu préciser, mardi, ce que cela pourrait avoir comme impact pour le Québec. Mais au lendemain du dépôt du budget, Philippe Couillard, lui, a souligné que le gouvernement québécois surveillerait cela de près.

« Si un jour, le reste du Canada veut se doter d'une assurance médicaments comme on a, qui couvre tout le monde, à ce moment-là, on va dire : "Bien écoutez, compensez-nous pour l'effort qu'on a fait depuis le début", a tranché le premier ministre en mêlée de presse.

Il faut quand même réaliser que le Québec l'a fait à ses frais depuis de nombreuses années.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Il a insisté sur le fait que le gouvernement québécois « tient beaucoup » à sa juridiction dans le domaine de la santé et que « l'accès aux médicaments fait partie du système de santé ». Le choix qu'a fait le Québec « coûte cher », mais « ça vaut ça », a tranché le premier ministre.

Le gouvernement québécois veut « garder le choix - important, parce que ça a un impact majeur sur les finances publiques du Québec - des médicaments qui sont inscrits ou non », a-t-il dit au micro des journalistes en marge d'une visite d'un entrepôt à Québec.

Bandeau de notre section sur le budget fédéral 2018
Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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