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Des changements sont nécessaires pour le programme d’art public à Calgary, selon un panel

Des poutres de métal rouillé avec des plaques de pierres suspendues

L'oeuvre d'art public Bowfort Towers installée au bord de la Transcanadienne à Calgary a créé beaucoup de controverse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le programme de la Ville de Calgary pour l'art public a besoin d'être mieux adapté, selon des membres d'un forum présenté par l'école de politique publique de l'Université de Calgary mardi.

À l’automne, la Ville a décidé de suspendre les nouvelles demandes de projets, afin de revoir sa politique. Une décision qui est survenue après la plus récente controverse sur une oeuvre d’art public, les tours Bowfort.

La rencontre, qui a regroupé non seulement des Calgariens mais aussi des professionnels du milieu, a soulevé plusieurs questions sur la place de l’art public dans la ville, notamment celle des coûts qui y sont associés.

Selon l’ancien conseiller municipal André Chabot, qui a d’ailleurs voté pour la suspension du projet, la Ville et ses habitants doivent comprendre la vraie valeur de projets d’art public, comme le pont de la Paix, inauguré en 2012.

Combien de personnes viennent dans notre ville pour voir ce projet? On voit qu’il y a de la valeur pour le tourisme et l’investissement dans la ville.

André Chabot, ancien conseiller municipal

Il ajoute cependant ne pas comprendre pourquoi des projets importants, tels que les tours Bowfort et le fameux anneau bleu près de l’aéroport, se trouvent sur le bord de routes majeures.

Il pense que des projets pourraient mieux servir le public dans des parcs et d'autres espaces où les gens peuvent les apprécier. « Mettre des projets controversés sur des routes très fréquentées, c’est paradoxal, d’après moi, dit-il. Ça ne règle pas la question de la vraie valeur du projet. »

Caitlind Brown, une participante au forum ainsi qu’une artiste qui travaille actuellement sur quelques projets d’art dans la ville, aimerait aussi voir une meilleure communication entre la Ville et ses artistes. Selon elle, les artistes devraient communiquer leur vision dès le départ. « Aussitôt que l’artiste est choisi, ce serait bien qu’il discute de ses intentions pour son projet, » dit-elle.

Ryan Bessant, un autre panéliste, est président de Heavy Industries, une entreprise de Calgary qui aide à construire des projets d’art public. L’entreprise en a construit 60, dont 20 qui ont été financés par des fonds publics.

Selon lui, il y a des leçons à tirer des projets qui sont financés par le secteur privé. Ces projets sont souvent intégrés dans la construction d’un nouveau bâtiment. Dans le cas des projets publics, les oeuvres d’art sont créées dans un espace ou un bâtiment qui existe déjà. Les artistes ne comprennent souvent pas le contexte du lieu où ils travaillent.

« Quand nous travaillons dans le secteur privé, toute l’équipe, le développeur, l’artiste, notre entreprise, peut faire le lien entre le projet et son environnement, explique-t-il. La politique de la Ville ne permet pas aux intervenants de faire ces liens, et c’est ce qu’il faut améliorer. »

La prochaine étape pour le programme d’art public sera dévoilée au mois de juin.

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