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Les piétons et les cyclistes montréalais s’organisent

Deux cyclistes et une joggeuse sur la piste cyclable du pont Jacques-Cartier.
De 60 à 100 cyclistes empruntent la piste du pont Jacques-Cartier chaque jour en hiver, même si cela est interdit. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Quartier par quartier, des piétons et des cyclistes créent des associations pour faire valoir leurs préoccupations auprès de la Ville de Montréal et des autorités politiques.

Un texte d’Isabelle Montpetit

Depuis janvier, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension et Le Plateau-Mont-Royal ont vu naître la leur. Et le 11 mars, celle de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve devrait voir le jour officiellement.

Le but : être actif dans les arrondissements, avec des gens qui connaissent bien leur secteur, indique Claudine Sauvadet, porte-parole de la Coalition vélo de Montréal et membre fondatrice de l’Association des piétons et cyclistes du Plateau-Mont-Royal.

« À la Coalition, on pousse un peu pour créer des associations locales. Ça fait partie de notre mandat », dit Claudine Sauvadet.

Beaucoup de gens interpellent la Coalition pour des problèmes vécus localement. La Coalition les aide à s’organiser et les soutient dans leurs démarches. Elle souhaite créer une masse critique de citoyens qui seront au courant de la situation dans leur quartier et qui pourront faire pression auprès des élus.

« Le citoyen doit se prendre en main. C’est lui, l’expert de son coin de rue », affirme Nickolas A. Gagnon, membre du comité de coordination de la Coalition vélo de Montréal et organisateur de l’assemblée de fondation de l’Association des piétons et cyclistes de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Enjeux locaux

Les piétons et les cyclistes ont en commun leur vulnérabilité dans un monde où l’automobile est omniprésente, et c’est ce qui les incite à faire front commun.

Chaque association a des enjeux qui lui sont propres. Ainsi, l’Association des piétons et cyclistes du pont Jacques-Cartier veut que la piste cyclable demeure ouverte à l’année. Dans Le Plateau-Mont-Royal, la difficulté de traverser la voie ferrée du Canadien Pacifique est un des problèmes identifiés par les membres de l’association, qui tiennent leur deuxième réunion mercredi soir.

D’autres démarches visent plus large. Cet hiver, la Coalition a mis sur pied le projet #reseaublanc, qu’on peut suivre sur Facebook et sur Twitter. L’objectif : documenter les difficultés éprouvées par les cyclistes pour circuler en ville l’hiver.

Les participants surveillent principalement cinq pistes cyclables : De Maisonneuve, Rachel, Côte-Sainte-Catherine, Notre-Dame et Christophe-Colomb. Ils décrivent l’état des lieux et prennent des photos. Des représentations sont ensuite faites auprès des responsables de ces pistes.

Revoir les aménagements

La sécurité des aménagements est au cœur des préoccupations de Nickolas A. Gagnon, que ce soit sur le chemin parcouru par les enfants pour se rendre à l’école, sur les pistes cyclables ou aux abords des stations de métro.

« Les autos ne vont pas rouler à 50 km/h juste parce qu’il y a une pancarte, dit-il. Il faut changer les aménagements physiques pour que ce soit impossible d’aller plus vite. Et ça va coûter cher. »

C’est le prix à payer pour augmenter les déplacements par modes de transport actif, croit-il, soulignant qu'il veut fonder « un groupe pour le changement positif ».

« On n’est pas contre les voitures, tient-il à dire. On est juste plus pour les piétons et les cyclistes. »

D'autres associations de piétons et de cyclistes existent dans les quartiers d'Ahuntsic, d'Outremont, du Sud-Ouest, de Notre-Dame-de-Grâce, de Westmount et de Parc-Extension.

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