•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Budget fédéral : 80 M$ pour le « trou noir » de l'assurance-emploi

Des centaines de personnes marchent dans la rue.
Des manifestants transportent un cercueil symbolique du trou noir de l'assurance-emploi. Photo: Radio-Canada / Nicolas Pelletier
Radio-Canada

Afin d'aider les travailleurs saisonniers qui sont aux prises avec le « trou noir » de l'assurance-emploi, le gouvernement fédéral a annoncé dans son budget 2018 l'investissement de 80 millions de dollars pour 2018-2019.

Pour Fernand Thibodeau, « tout le monde a son histoire de vie ».Pour Fernand Thibodeau, «tout le monde a son histoire de vie» Photo : Radio-Canada / René Landry

La somme de 150 millions de dollars sera ensuite investie en 2019-2020, le tout par l'intermédiaire des Ententes sur le développement du marché du travail fédérales-provinciales. « Dans les mois à venir, le gouvernement collaborera avec des provinces-clés afin de formuler conjointement des solutions locales qui pourront être mises à l’essai pour appuyer le développement de la main-d’œuvre », peut-on lire dans le budget 2018.

Fernand Thibodeau, membre du comité d’action sur l’assurance-emploi, reste prudent. « Je [ne] dis pas que c'est une mauvaise nouvelle, mais j'espère que [ce n'est] pas juste des projets pilotes à court terme pour régler le problème, en envoyant les gens suivre des formations ou faire des études quand ils ont 60 ans et plus. »

Il espère que les 80 millions de dollars serviront à rétablir les prestations d'assurance-emploi à un niveau acceptable.

Pour sa part, le président du Conseil du Trésor du Nouveau-Brunswick, le ministre Roger Melanson, souhaite que l'argent serve aussi à trouver une solution plus permanente au problème du trou noir.

« Chaque année, nous voyons des situations comme ça. C’est pas soutenable, ça [pose] des défis aux travailleurs, mais [...] aussi [...] à l’industrie saisonnière au Nouveau-Brunswick; et nous sommes contents de voir que des [sommes] sont consacrées à ça. »

Projet pilote pour les aînés

Le gouvernement fédéral investit 75 millions de dollars dans un projet pilote sur la santé des aînés au Nouveau-Brunswick. L’argent annoncé dans le budget 2018 sera octroyé pour 2018-2019 par l’intermédiaire de l’Agence de santé publique du Canada.

« Le Nouveau-Brunswick est un endroit idéal pour le projet pilote, puisque [le] taux de la population vieillissante [y] est plus élevé que dans le reste du Canada. Par rapport aux autres provinces, une proportion élevée de sa population a plus de 65 ans, et la province compte une plus grande proportion de femmes de plus de 65 ans que la moyenne canadienne », explique-t-on.

En 2012, le Québec comptait plus de 1,13 million de proches aidants ayant offert au cours des 12 derniers mois, sans rémunération, des soins et du soutien à domicile à une personne aînée.Seulement 6 % des proches aidants qui s’occupaient d’un aîné en 2012 ont fait appel aux services de répit. Photo : iStock

Tordeuse du bourgeon de l'épinette et bois d'oeuvre

Pour tenter de régler les problème d'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, un investissement de 74,75 millions de dollars sur cinq ans proviendra du ministère des Ressources naturelles du Canada. « Cela est essentiel pour soutenir l’industrie forestière et, par conséquent, les emplois dans certaines régions, comme le Canada atlantique, où le secteur forestier constitue un important rouage de l’économie. »

Pour soutenir l'industrie du bois d'oeuvre, qui souffre de l'imposition de droits compensateurs « non justifiés », selon les auteurs du budget, le gouvernement accordera 191 millions de dollars sur cinq ans. Cet argent ira à Ressources naturelles Canada et à Affaires mondiales Canada.

Les premiers tenteront de soutenir les emplois liés au bois d'oeuvre et les seconds se pencheront plutôt sur la résolution de différends avec l'Organisation mondiale du commerce et l'ALENA.

Presse écrite

Afin de pallier la crise des médias, 50 millions de dollars sur cinq ans seront accordés à « une ou à plusieurs organisations non gouvernementales indépendantes qui soutiendront le journalisme local dans les communautés mal desservies ».

À savoir si une partie de cette somme pourra aider le journal l'Acadie Nouvelle, lui aussi en difficulté, le flou persiste. C'est qu'on ne sait pas exactement ce qui sera inclus dans la définition de « communautés mal desservies ». Anne-Marie Provost, la vice-présidente de l'Association acadienne des journalistes, espère que le gouvernement répondra à cette question dans les prochaines semaines. « C'est une bonne nouvelle, mais est-ce que ça va régler la crise? Non, mais si ça aide certains médias à respirer, tant mieux », raisonne-t-elle.

De l'argent pour la GRC

Afin de remplacer son système de radio dans ses division du Nouveau-Brunswick, du Québec, de l'Ontario et de la capitale nationale, la GRC se verra allouée 60,2 millions de dollars sur cinq ans, puis 9,5 millions de dollars par année par la suite.

Les problèmes de radio avaient été une des lacunes identifiées lors de la fusillade de Moncton.

.

Nouveau-Brunswick

Emploi