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Le voyage en Inde continue de hanter Trudeau à la Chambre des communes

Le premier ministre Justin Trudeau
Le premier ministre a fait face à un déluge de questions sur l’affaire Jaspal Atwal, extrémiste invité à une réception de Justin Trudeau en Inde. Photo: The Canadian Press / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

Séance houleuse et rappels à l'ordre. Sans surprise, l'affaire Jaspal Atwal, cet extrémiste condamné en 1986 pour tentative de meurtre et invité à une réception de Justin Trudeau dans le cadre de son voyage en Inde, a monopolisé les échanges lors de la période des questions mardi à la Chambre des communes.

Le chef de l’opposition, Andrew Scheer, a encore une fois demandé au premier ministre si les membres de sa délégation lors de son voyage en Inde avaient soumis leur liste d’invités « sans que chacun des noms soit validé par son bureau, la GRC ou par le service de renseignement ».

« Cette invitation n‘aurait jamais dû être envoyée et dès que nous en avons pris connaissance, elle été retirée », a répliqué Justin Trudeau lisant une réponse que son entourage martèle depuis le début de la controverse.

Andrew Scheer est revenu à la charge avec des « allégations présumées » visant le gouvernement indien qui serait derrière l'affaire Atwal pour embarrasser le Canada et dont la source serait un haut fonctionnaire de la sécurité.

Encore une fois, les yeux collés à une feuille, le premier ministre a réaffirmé sa confiance envers les services de sécurité du Canada.

Devant l’insistance du député néo-démocrate Charlie Angus, le premier ministre a encore une fois rappelé que Jaspal Atwal n’aurait jamais dû être invité. « Le député responsable de cette invitation assume la pleine responsabilité et je vais faire un suivi avec ce député [Randeep Sarai] plus tard cet après-midi », a-t-il ajouté.

Le conservateur Alain Rayes et sa collègue Candice Bergen, leader de l’opposition officielle, ont demandé tour à tour les preuves des allégations de complots attribués au « conseiller principal du premier ministre ».

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, s’est empressé de répondre en répétant, lui aussi, que l’invitation « n’aurait jamais dû être envoyée ».

Il faudra attendre Guy Caron du NPD pour poser une question liée au budget, dénonçant un système plus clément avec les « gros poissons » comme KPMG et intransigeant avec « les petits contribuables » en matière de lutte contre l’évasion fiscale.

« Est-ce que le budget d’aujourd’hui va finalement mettre fin à ce système de justice à deux vitesses? » a demandé M. Caron.

Le premier ministre s’est levé pour rappeler que son gouvernement luttait contre l’évasion fiscale et qu’il investissait près d’un milliard de dollars pour aider à rendre plus efficace cette lutte. Il a également rappelé que le Canada avait adopté « la norme internationale d’échange automatique de renseignements ».

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