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Les femmes, vedettes de la prochaine saison des Grands Ballets canadiens

Des danseurs du Ballet de l'Opéra de Perm dans Le Lac des cygnes
Le Lac des cygnes du Ballet de l'Opéra de Perm Photo: Ballet de l'Opéra de Perm
Radio-Canada

Partir « à la découverte de la femme ». Voilà, selon les mots du directeur artistique des Grands Ballets canadiens, Ivan Cavallari, l'idée directrice de la programmation 2018-2019 dévoilée lundi soir à Montréal. La sensuelle Lady Chatterley et la romantique Giselle figureront parmi les moments phares de la nouvelle saison.

Un texte d'Antoine Aubert

La spiritualité avait été, au dire de l'intéressé, le maître-mot d'Ivan Cavallari pour sa première saison à la tête de la troupe de danse montréalaise, qui avait débuté par un très réussi Stabat Mater. L'année prochaine, l'âme fait place au corps dans ce qu'il a de plus vivant. « Et quel corps amène la vie? Celui de la femme », a expliqué le directeur artistique au public d'abonnés réuni au Théâtre Maisonneuve pour découvrir la nouvelle programmation.

La passion ardente présente dans le roman de l'auteur anglais D.H Lawrence L'amant de lady Chatterley offrira l'occasion de mettre une première fois à l'honneur le thème choisi, au début d'octobre.

Afin de souligner le caractère irrévérencieux de ce choix, le directeur général des Grands Ballets canadiens, Alain Dancyger, a rappelé qu'il avait fallu attendre quelque 30 ans (après une discrète première publication en Italie) pour que ce récit soit autorisé au Royaume-Uni, en 1960. La liaison de l'aristocrate et du garde-chasse était considérée comme scandaleuse en raison de la description de leurs relations sexuelles.

La Britannique Cathy Marston s'occupera d'une chorégraphie que Cavallari espère « extrêmement érotique », grâce notamment à la musique de Sergueï Prokofiev – à laquelle s'ajoutera celle, plus contemporaine, de Philip Glass.

Après l'intermède habituel de Casse-Noisette pendant la période des Fêtes, ainsi que la venue du Ballet national de Pologne qui présentera sa version du Lac des cygnes, la célèbre Giselle prendra la relève. Ce choix témoigne de la volonté du nouveau directeur artistique de remettre le classique à l'ordre du jour.

Voilà 20 ans que le destin de la jeune paysanne qui, trahie par l'homme noble qu'elle aimait, perd peu à peu le contact avec la tragique réalité avant de sombrer dans la folie n'a pas été raconté par les Grands Ballets canadiens. Adapté par Ivan Cavallari et la Cubaine Marina Villanueva, ce spectacle ne sera présenté que trois jours à Montréal, en avril. La troupe le présentera également à Ottawa.

Ivan Cavallari, directeur artistique des Grands Ballets Canadiens de MontréalIvan Cavallari, directeur artistique des Grands Ballets Canadiens de Montréal Photo : Sasha Onyshchenko/Kravets Photographics

Le troisième grand moment de la saison, un spectacle en trois temps, est intitulé simplement Femmes. De jeunes chorégraphes – le Britannique Douglas Lee, les Français Medhi Walerski et Marwik Schmitt – ont presque carte blanche pour présenter chacun leur regard sur la femme. Hormis l'identité des créateurs, on n’a pour l'heure aucun détail sur ce qui sera montré au public à partir du 16 mai.

Les danseurs James Lyttle, Matthew Duff et Ruben Julliard sont enveloppés d'une matière en plastiqueLes danseurs James Lyttle, Matthew Duff et Ruben Julliard du spectacle « Femmes : vision plurielle » Photo : Sasha Onyshchenko/Kravets Photographics

On sait en revanche que le spectacle sera mis de l’avant par une affiche quelque peu étrange, où sur un fond rose bonbon, trois hommes apparaissent, prisonniers d’un énorme morceau de glace censé représenter la femme. « On a de la chance, l’affiche va entrer dans le métro », a plaisanté Ivan Cavallari, évoquant implicitement la polémique autour de la campagne de promotion de Stabat Mater.

L'affiche du spectacle « Stabat Mater » des Grands Ballets canadiens de MontréalL'affiche de « Stabat Mater » des Grands Ballets Photo : Sasha Onyshchenko/Kravets Photographics

Enfin, quelques semaines avant l’été, la dernière figure féminine à l'honneur de la saison sera une certaine Céline Dion. Un titre de la diva québécoise, Et je t’aime encore, donnera en effet son nom à la deuxième Soirée des étoiles, où des danseurs vedettes de différentes troupes de partout dans le monde sont invités pour montrer leur talent sur des morceaux classiques et néo-classiques.

Les Petits Chanteurs du Mont-Royal interpréteront, pendant les interludes, des chansons de la plus célèbre des artistes québécoises.

Créée pour la saison 2017-2018, la Soirée des étoiles rend hommage de la même manière à Leonard Cohen cette année.

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