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Le Parti albertain se choisit un chef pour poursuivre sa croissance

Portraits des candidats à la direction du Parti albertain Stephen Mandel, Kara Levis et Rick Fraser (de gauche à droite).

L'ancien maire d'Edmonton Stephen Mandel (à gauche) a reçu plus d'argent pour sa campagne que ses deux adversaires Kara Levis et Rick Fraser réunis.

Photo : Radio-Canada/Kara Levis/Rick Fraser

Radio-Canada

Le nom du vainqueur de la course à la direction du Parti albertain sera annoncé mardi soir. Celui ou celle qui prendra les rênes de la formation modeste de 6500 membres devra lui donner les moyens de son ambition affichée : perturber le duel attendu entre les conservateurs et les néo-démocrates aux élections provinciales du printemps prochain.

Un texte de Laurent Pirot

Le chef sortant, Greg Clark, a démissionné en expliquant que c’était la meilleure façon de susciter plus d’intérêt pour le Parti albertain.

« Mission accomplie », affirme-t-il aujourd’hui. En un an, le parti centriste est passé d’un gros millier de membres à plus de 6500 adhérents. À l’Assemblée, deux députés ont rejoint Greg Clark : l’ex-néo-démocrate Karen McPherson et Rick Fraser, élu sous les couleurs du Parti progressiste-conservateur en 2015.

Trois candidats

Rick Fraser est candidat à la direction, comme l’ancien maire d’Edmonton et ancien ministre conservateur Stephen Mandel et l’avocate Kara Levis, ancienne militante libérale.

Le porte-parole du parti, Robbie Kreger-Smith, indique que la barre des 50 % de participation a été dépassée lundi après-midi et s’attend à ce que plus de 60 % des adhérents votent avant la limite de 17 h, mardi.

Le vainqueur sera annoncé peu après 18 h.

Taxe de vente

Kara Levis s’est démarquée au cours de cette campagne plutôt consensuelle en proposant de réfléchir à l’instauration d’une taxe de vente provinciale, une idée sèchement rejetée par ses deux rivaux.

Rick Fraser met de l’avant son statut de seul député de la course. « C’est vraiment difficile de parler de ses politiques et d’expliquer ce qu'est le Parti albertain si on n’a pas un chef à l’Assemblée », estime-t-il.

Stephen Mandel mise sur sa longue expérience en politique. Il est aussi, et de loin, celui qui a récolté le plus de dons. Il a déclaré avoir reçu 84 000 $, contre 24 500 $ pour Kara Levis et 23 700 $ pour Rick Fraser.

Parti à consolider

Les trois candidats s’entendent pour dire qu’il reste beaucoup de travail pour que le parti devienne incontournable aux élections l’an prochain.

Le Parti albertain doit travailler plus pour se faire connaître.

Le candidat Rick Fraser

L’ancien maire d’Edmonton Stephen Mandel pense que le Parti sera capable de menacer les néo-démocrates dans les circonscriptions d’Edmonton et les conservateurs à Calgary. Mais il ajoute que le parti accuse beaucoup de retard dans les zones rurales.

Il faut aussi renforcer l’organisation du parti, disent les trois candidats.

Nous devons nous assurer que les bénévoles ont les outils dont ils ont besoin

La candidate Kara Levis

Malgré sa croissance importante au cours des derniers mois et l’intérêt qu’il suscite dans les médias, le parti ne dispose pas d’une association dans chacune des 87 circonscriptions.

En 2015, il n’avait présenté que 34 candidats. Le parti avait recueilli 2,2 % des voix et un seul élu.

Alberta

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