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Patrick Brown se retire de la course à sa propre succession

Patrick Brown à la tribune de la presse à Queen's Park.

Patrick Brown, chef démissionnaire du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, rencontre les médias.

Photo : La Presse canadienne / Aaron Vincent Elkaim

Radio-Canada

Patrick Brown a annoncé, en fin d'après-midi lundi, qu'il se retirait de la course à sa propre succession.

Le commissaire à l'intégrité de la province avait annoncé, quelques heures plus tôt, avoir ouvert une enquête au sujet de M. Brown.

Dans un communiqué, le chef intérimaire Vic Fedeli a remercié Patrick Brown, « pour avoir fait la bonne décision pour lui-même et pour le parti progressiste-conservateur de l’Ontario. »

« Il a raison de mettre la priorité sur le rétablissement de sa réputation », conclut M. Fedeli.

La saga Patrick Brown aura fait couler beaucoup d'encre en Ontario.

M. Brown avait été élu chef du Parti conservateur ontarien en 2015 en prévision des élections de 2018. Celle-ci doit avoir lieu le 7 juin prochain.

Le Parti progressiste-conservateur ontarien, sous sa gouverne, semblait se diriger vers la victoire face au Parti libéral de Kathleen Wynne.

Or, M. Brown a été forcé de démissionner, le 24 janvier dernier, après la publication d'un reportage de CTV News dans lequel deux femmes l'accusaient d'inconduite sexuelle. Il se retirait de son poste de chef du parti, mais restait député.

Le Parti conservateur, ébranlé, a alors annoncé qu'une course à la chefferie allait avoir lieu et qu'un chef serait élu le 10 mars prochain. Quatre candidats se sont depuis présentés : Doug Ford (frère du défunt maire de Toronto Rob Ford), Caroline Mulroney (fille de l'ex-premier ministre canadien Brian Mulroney), Christine Elliott (qui se présente à la chefferie du parti pour une troisième fois) et Tanya Granic Allen.

Le 6 février dernier, dans une publication Twitter, Patrick Brown jurait que la « vérité » allait être « mise au jour ».

Puis, une semaine plus tard, nouveau rebondissement : une des deux femmes qui l'accusent d'inconduite sexuelle changeait sa version des faits. Le jour même, Patrick Brown saisissait la balle au bond et accusait CTV News de diffuser un témoignage mensonger en connaissance de cause.

Le vendredi 16 février, le chef intérimaire du Parti conservateur, Vic Fedeli, expulsait Patrick Brown du caucus, signifiant du même coup que le député de Barrie devait siéger en tant qu'indépendant.

Après avoir menacé de poursuivre CTV News pour diffamation, Patrick Brown annonçait sa volonté de se présenter à sa propre succession, ce que le parti lui-même a approuvé mercredi dernier.

Mais les intentions de M. Brown ne faisaient pas le bonheur de certaines personnes influentes au Parti conservateur ontarien. C'est le cas de Randy Hillier, député conservateur, qui a accusé publiquement son ancien chef de faire « de la politique sale et croche » et déposé une plainte auprès du commissaire à l'intégrité.

Ce même commissaire a confirmé, lundi matin, avoir ouvert une enquête au sujet des finances et dépenses de Patrick Brown. Lundi en après-midi et dans la foulée de cette nouvelle, M. Brown a annoncé qu'il se retirait de la course à sa propre succession.

Ironiquement, toute cette saga n'a pas l'air d'influencer les intentions de vote, le Parti conservateur semblant bien en selle en tête des sondages.

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