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Un livre pour « laisser une trace », dit le ministre Sébastien Proulx

Le ministre Sébastien Proulx lance son livre « Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire ».

Le ministre Sébastien Proulx lance son livre Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

VIDÉO – Le ministre de l'Éducation du Québec est le seul de son gouvernement à avoir publié un livre dans le présent mandat. Avec Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire, Sébastien Proulx ne fait pas de surprises, mais souhaite « laisser une trace ».

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

En entrevue à Radio-Canada, M. Proulx soutient qu’il y a « un risque » à publier un tel livre pour un politicien, d’autant plus comme membre du gouvernement. D’ailleurs, il s’est bien gardé de faire des déclarations fracassantes, se contentant plutôt de « réaffirmer ce qu’[il] croit profondément ».

C’est de prendre le temps de s’arrêter et de placer sa vision.

Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport

L’ancien député de l’Action démocratique du Québec affirme avoir écrit l’ouvrage d’un trait pendant les Fêtes. Il dit avoir gardé le premier ministre Philippe Couillard au fait de son projet. Il se défend d’ailleurs de se préparer furtivement en vue d’une éventuelle course à la direction du Parti libéral du Québec : « Je ne le fais pas pour ça, […] mais pour positionner une réflexion d’abord. »

Notons que d’autres députés, dans l’opposition, ont aussi fait paraître un livre au cours des dernières années : Jean-François Lisée, Martine Ouellet, Jean-François Roberge, Catherine Fournier et Simon Jolin-Barrette.

Faire mieux

Sébastien Proulx est entré en poste il y a maintenant deux ans au ministère de l’Éducation. Sans cesse depuis, il a reconnu sans broncher les lacunes de son organisation et promis en revanche une amélioration dans l’avenir. « Depuis quelques années, on ne doit pas se le cacher, le ministère fait face à un enjeu de crédibilité », renchérit-il dans son bouquin.

S’il aborde longuement l’importance de l’alphabétisation, de la culture générale et d’une « inévitable » révision du régime pédagogique, ses propos au sujet des enseignants risquent de retenir davantage l’attention.

On ne peut pas dire que l’éducation est une priorité sans reconnaître que la profession enseignante est un peu à part des autres.

Extrait d’Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire

Le ministre évoque notamment une formation de maîtrise, en plus du baccalauréat, pour les enseignants, ainsi que la création d’un ordre professionnel. « Il faut moins de Conseil du Trésor, ajoute-t-il, et plus de conversations franches et ouvertes entre les enseignants, leurs représentants syndicaux, le ministère et le gouvernement. »

Critique des « gardiens du statu quo »

Plus encore, il écrit être « d’avis qu’il faut songer à redéfinir le rôle d’élu scolaire » et semble écorcher les syndicats, sans toutefois les nommer directement. « Force est de constater que notre société compte plus de gardiens du statu quo que d’accélérateurs de changement », avance-t-il.

Sébastien Proulx a décidément de grandes ambitions pour l’éducation au Québec, mais il lui faudra avant tout réparer certaines erreurs du passé pour convaincre ses détracteurs, du manque d’entretien des écoles au sous-financement en capital humain. Le milieu syndical ne manquera certainement pas l'occasion de lui rappeler qu'au-delà de belles paroles, les années de rigueur budgétaire de son gouvernement laissent encore, elles aussi, leurs traces.

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