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La Cour autorise une action collective contre les pesticides « tueurs d’abeilles »

Des abeilles remplissent des alvéoles.
Depuis 2014, le cabinet d’avocats Siskinds Desmeules tente de poursuivre les compagnies Bayer et Syngenta, qui mettent au point, produisent, commercialisent et vendent des pesticides néonicotinoïdes, aussi appelés « néonics ». Photo: Getty Images / Ralph Orlowski
Radio-Canada

Les néonicotinoïdes, ces pesticides communément utilisés en agriculture un peu partout dans le monde pour éliminer certains insectes nuisibles et protéger les cultures, font encore les manchettes. Une action collective visant Bayer et Syngenta a été autorisée au Québec.

Dans un jugement de la Cour supérieure du Québec, le juge Thomas M. Davis reconnaît que l’action proposée par le cabinet d’avocats Siskinds Desmeules est assez sérieuse pour qu’il y ait procès.

Depuis 2014, le cabinet d’avocats tente de poursuivre les compagnies Bayer et Syngenta, qui mettent au point, produisent, commercialisent et vendent des pesticides néonicotinoïdes, aussi appelés « néonics ». Le cabinet s'était vu confier le mandat par un apiculteur de Saint-Marc-sur-Richelieu qui assistait, impuissant, à l’augmentation du nombre de morts parmi ses abeilles, mais l’action n’a été entérinée que la semaine dernière.

« M. Martineau [l’apiculteur] a été proactif et a fait tester un échantillon de ses abeilles, et on a découvert la présence de néonicotinoïdes dans les abeilles », a expliqué un avocat chez Siskinds Desmeules, Samy Elnemr, en entrevue à Radio-Canada International (Nouvelle fenêtre).

Les avocats de l’action collective soutiennent donc que ces pesticides causent notamment chez les abeilles à miel des problèmes de reproduction et de comportement, la réduction de leur production de miel et même la mort, ce qui entraîne des pertes financières chez les apiculteurs.

« Sans une population d'abeilles dynamique et en santé, la plupart des aliments que nous apprécions ne seront plus cultivés. Nous ne pouvons pas prendre pour acquis le travail important des abeilles, et nous ne pouvons pas ignorer les menaces à leur survie en tant qu'espèce », fait remarquer l’avocate chez Siskinds LLP Paula Lombardi.

Avant que le procès n'ait lieu, les parties défenderesses peuvent encore porter cette décision en appel.

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