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Le studio Weinstein se déclarera en faillite

Le producteur Harvey Weinstein le 23 novembre 2011.

Harvey Weinstein

Photo : The Associated Press / John Carucci

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le studio Weinstein (Weinstein Company) se déclarera en faillite, ont indiqué plusieurs médias américains, deux semaines après que le procureur de l'État de New York eut posé des conditions au rachat du studio fondé par Harvey Weinstein et son frère, Robert.

Le studio est dans la tourmente depuis les accusations formulées en octobre au sujet d'abus sexuels commis par le tout-puissant producteur et les dizaines de plaintes déposées contre Weinstein, qui a produit des films primés, tels que L'artiste, Le discours du roi ou La dame de fer.

« Tout en reconnaissant que cette solution est extrêmement dommageable pour nos employés, nos créanciers et toutes les victimes éventuelles, le conseil d'administration n'a pas d'autre choix que d'adopter la seule option viable pour maximiser la valeur restante de la compagnie : un processus de mise en faillite ordonné », a indiqué le conseil dans un communiqué, cité dimanche dans le Los Angeles Times.

Le New York Times a également publié le même communiqué. Les deux quotidiens ont indiqué que les négociations concernant le rachat du studio Weinstein par un groupe d'investisseurs emmené par une ex-responsable de l'administration Obama, Maria Contreras-Sweet, ont échoué.

Poursuites de l'État de New York

Ce groupe était prêt à finaliser le rachat de la compagnie pour un montant de 500 millions de dollars, juste avant que le procureur de l'État de New York, Eric Schneiderman, n'intente une action en justice contre le studio le 11 février.

Pour le procureur Schneiderman, « trois principes simples » devraient être respectés dans tout projet de reprise : « les victimes devront être correctement dédommagées, les employés, à l'avenir protégés, et les cadres de la société coupables ou ayant permis [les abus] ne devront pas être récompensés ».

Toute offre qui enlève les frères Weinstein, mais laisse intact le reste de la direction, devrait être inacceptable.

Le procureur de l'État de New York, Eric Schneiderman

Selon M. Schneiderman, le projet de reprise prévoyait de confier la présidence de la nouvelle société à David Glasser, ancien directeur des opérations du studio Weinstein, une proposition qu'il a qualifiée d'inacceptable.

Le studio Weinstein règle ses comptes

Le magazine Variety a pour sa part publié sur son site une lettre attribuée à Weinstein Company, datée de dimanche et adressée à Maria Contreras-Sweet et à Ron Burkle, qui fait partie du groupe d'investisseurs intéressés par le rachat, selon ce média.

Dans cette lettre, le studio affirme « avoir travaillé sans relâche » depuis une réunion tenue mercredi avec le procureur Schneiderman et les investisseurs. Il accuse ces investisseurs de ne pas avoir respecté « leurs engagements » pris lors de cette réunion en ce qui concerne « la référence absolue à la politique en matière de ressources humaines » et des dispositions en vue d'un financement nécessaire pour la période intérimaire.

« Nous sommes arrivés à la conclusion que votre plan de rachat de la compagnie est illusoire et la laissera dériver vers sa fin, aux dépens de tous ces composants. Le conseil d'administration ne laissera pas cela se faire », indique le texte posté par Variety.

Ni Maria Contreras-Sweet, ni Ron Burkle n'étaient joignables par l'Agence France-Presse (AFP) pour commenter cette information.

Le frère de Harvey Weinstein, Bob, est actuellement à la tête de l'entreprise, depuis le renvoi l'an dernier de Harvey Weinstein.

Dans un des derniers développements de l'affaire, le chocolatier suisse Lindt & Sprüngli a ajouté son nom à la longue liste d'assignations en justice contre le studio Weinstein, accusé de ne pas avoir honoré les termes d'un contrat de commandite lié aux Golden Globes.

Le chocolatier a déposé mercredi dernier une plainte en ce sens devant la Cour suprême de l'État de New York.

Plus de 100 femmes, dont des célébrités comme Ashley Judd, Gwyneth Paltrow ou Salma Hayek, ont accusé Harvey Weinstein de les avoir harcelées ou agressées sexuellement, souvent il y a des années, voire des décennies.

Le producteur déchu, invisible depuis le début du scandale, serait actuellement en traitement contre les dépendances sexuelles dans un centre spécialisé de l'Arizona.

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