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Les mesures de sécurité pour le G7 prennent forme à La Malbaie

Une dame désigne sa maison sur une carte de la région de La Malbaie.

Danielle Amyot encercle sa maison sur une carte de La Malbaie. Elle aura besoin d'un laissez-passer spécial pour aller travailler en juin prochain.

Photo : Radio-Canada / Peter Tardif

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

D'imposantes clôtures, une présence policière accrue, des zones de sécurité; les habitants de La Malbaie commencent à voir ce que cela signifie vraiment d'inviter les dirigeants du G7 pour une fin de semaine dans leur petite municipalité.

Même si ce n’est que dans quelques mois que les chefs d’État de l’Allemagne, de la France, du Japon, de l’Italie, des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada se rendront dans la ville côtière pour leur Sommet annuel du Groupe des sept (G7), les 8 et 9 juin prochain, les mesures de sécurité prennent déjà forme.

La clôture de sécurité d’environ trois mètres de haut entourant le Manoir Richelieu et le Casino de Charlevoix, où se tiendra le sommet, est en construction. Située dans la zone boisée entourant les deux bâtiments, elle est ancrée dans le sol et bloque tout accès routier au site.

Cette « zone interdite » ne sera accessible qu’aux chefs d’État, à leur personnel, à la police et aux travailleurs des deux emplacements.

Une clôture en métal en construction.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une clôture de sécurité est en construction autour du Manoir Richelieu et du Casino de Charlevoix.

Photo : Radio-Canada / Peter Tardif

« Ce n’est pas la clôture du Sommet des Amériques », a déclaré la caporale Isabelle Michaud de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Cette barricade, qui avait fait le tour du monde pendant le sommet en 2001, mesurait plus de trois kilomètres de long et s’ancrait dans des blocs de béton.

Le sommet du G7 2018 marquera notamment la première visite officielle du président Donald Trump au Canada.

Inquiétude des citoyens

La caporale Michaud fait partie du Groupe intégré de la sécurité du G7 (GIS), qui comprend deux membres de la GRC et deux policiers de la Sûreté du Québec. Depuis septembre, le groupe est installé à La Malbaie pour répondre aux questions des gens et donner de l’information sur le sommet.

« Nous patrouillons beaucoup, nous allons à tous les endroits où nous pouvons pour rejoindre les gens », explique Mme Michaud.

Le GIS a également fait la tournée des écoles de la région pour parler aux enfants du coin et les rassurer, ceux-ci ayant commencé à remarquer un nombre grandissant d’hélicoptères et de navires militaires dans la région de La Malbaie.

Des dessins d'enfants.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le GIS a également fait la tournée des écoles de la région pour parler et rassurer les enfants du coin. Il a même tenu un concours de dessin demandant aux enfants ce que représentaient pour eux la sécurité policière pendant le G7.

Photo : Radio-Canada / Peter Tardif

La caporale Michaud indique que des navires militaires et des hélicoptères ont bel et bien commencé à évaluer le terrain et la côte, une situation normale selon elle.

Points de contrôle

Au-delà de la présence militaire, la plupart des questions de la population concernent le périmètre de sécurité élargi autour du site du G7, cette bande de terre rectangulaire d’une longueur de 10 kilomètres qui sera sous grande surveillance. Environ 1000 Malbéens habitent au cœur de cette zone de restriction et, bien qu’elle ne soit pas clôturée, son accès sera fortement limité.

Cela signifie que seules les personnes qui y vivent et y travaillent pourront y accéder. Elles devront avoir sur elles en tout temps une pièce d’identité spéciale avec photo pour pouvoir entrer dans la zone et en sortir.

C’est le cas de Danielle Amyot, qui n’a appris que la semaine dernière qu’elle aura besoin d’un laissez-passer pour se rendre à son travail à Saint-Irénée, à une quinzaine de kilomètres de chez elle, dans la zone réglementée.

Carte de la région de La Malbaie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ligne verte sur la carte désigne la zone de restriction pour le prochain sommet du G7. Seules les personnes vivant ou travaillant à l'intérieur de la zone pourront y accéder.

Photo : Courtoisie - GRC

Elle admet que les mesures de sécurité de l’événement entraîneront certains inconvénients pour les déplacements, mais elle pense que le G7 sera bon pour les affaires et le tourisme à long terme.

« Une fois qu’ils auront vu Charlevoix et la façon dont nous accueillons les gens, je pense qu’ils reviendront », ajoute-t-elle.

Mme Amyot reconnaît que, dans l’ensemble, tout le monde attend avec impatience le sommet, mais aussi la fin de celui-ci.

Controverse sur la zone de liberté d’expression

Les chefs d’État et les décideurs politiques ne sont pas les seuls à devoir passer par la ville en juin prochain : les manifestants également.

Ils ont d’ailleurs été informés que la zone qui leur est destinée, la zone de liberté d’expression, est située à environ 1,5 kilomètre du Manoir Richelieu.

Nous pensons que tout le pays devrait être une zone de liberté d’expression.

Une citation de : Brent Patterson, directeur politique du Conseil des Canadiens, un groupe d'intérêt

M. Patterson soutient que le fait d’avoir une zone de protestation désignée loin de l’endroit où se tient le sommet signifie que les dirigeants ne verront pas de manifestants.

« Les dirigeants politiques ont besoin de sentir la pression, ils ont besoin de savoir que les gens s’inquiètent et qu’ils souhaitent être entendus », dit-il.

Situé dans le stationnement du Musée de Charlevoix, à l’intérieur de la zone de restriction, le secteur de protestation comprendra une clôture de 1,5 kilomètre. « C’est le plus proche qu’ils puissent être. C’est la meilleure option jusqu’à présent », affirme la caporale Michaud.

Avec les informations de CBC

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